3 avril

(3 références)

 

  St Joseph l'hymnographe (IXème siècle)

icône contemporaine

Originaire de Sicile, il se fit moine à Thessalonique à 15 ans. Au temps des persécutions iconoclastes, il fut envoyé à Rome auprès du Pape Grégoire IV pour l'informer de la situation et obtenir l'appui de l'Eglise d'Occident. Capturé en route par des pirates arabes, il fut condamné au carcan. Il ne cessait de chanter sa foi. Le Seigneur vint à son aide. Libéré il put rejoindre Constantinople. C'est durant cette période, qu'il composa hymnes et tropaires, qui lui valurent son surnom. Exilé en Crimée pendant huit ans pour avoir blâmé l'union scandaleuse d'un ministre impérial, il continua son oeuvre. De même à son retour quand il fut désigné comme gardien des vases sacrés de l'église de Sainte Sophie de Constantinople.

  St Richard de Chichester (+1253)

icône contemporaine

Gentleman anglais, né à Wiche dans le Worcestershire, le second fils des châtelains locaux se montre d'abord secourable à ses parents ruinés, en travaillant à la ferme familiale. Devenu adulte, il peut enfin assouvir sa passion des études à Oxford, Paris et Bologne, les trois perles universitaires de l'époque. En 1235, il devient chancelier de l'Université d'Oxford. Il n'a pas 40 ans. Juriste réputé, le voilà conseiller des trois archevêques successifs de Cantorbéry : Edmond, Riche et Boniface de Savoie. Il défend l'indépendance de l'Eglise face au pouvoir royal. Tardivement ordonné prêtre en France, il est d'abord curé de paroisse avant de redevenir chancelier de l'archevêque. Promu évêque de Chichester, chef-lieu du Sussex Occidental, il y restera une décennie, persécuté par Henri III, mais vénéré de ses diocésains.
Richard est le saint patron des cochers (peut-être parce qu'ils conduisait les charrettes et les chariots dans la ferme familiale) et de la Guilde des cochers de Milan.

  Gerhard Tersteegen (1697-1769)

Gerhard était né en Rhénanie, à Moers, dans une famille de tradition réformée. À vingt ans, il commença à ressentir une vocation à la vie retirée, aux marges du monde, et très vite il sentit qu’il lui fallait combler le vide qui s’était creusé dans son existence par une vie spirituelle intense. Influencé par l’enracinement biblique qu’il tenait de sa culture protestante, mais aussi par la lecture des mystiques du Moyen Age, Tersteegen entreprit de mener une expérience de vie qu’il est possible d’assimiler au monachisme par plus d’un aspect. Muni d’une petite règle qui disciplinait son travail de tisserand, l’étude et la prière, il accueillit un ami qui désirait vivre en fraternité avec lui dans le célibat. Tersteegen reconnaissait dans la vie fraternelle une forme de vie cachée en Christ, conforme à l’enseignement néo-testamentaire sur la vie chrétienne. Avec le temps, son sens affiné du discernement devint un patrimoine qu’il partagea avec un très grand nombre de personnes qui lui écrivaient ou venaient le trouver pour un accompagnement spirituel. Conscient de l’urgence du réveil religieux qui émergeait désormais dans toute l’Allemagne et aux Pays-Bas, Gerhard consentit de vivre en alternance sa solitude et un service itinérant de prédication. C’est de cette manière qu’il vécut jusqu’à sa mort: il apportait son aide à ceux qui voulaient établir des « maisons de pèlerins », comme il aimait appeler les petits foyers de travail et de prière semblables à celui qu’il avait lui-même créé. A la pureté évangélique de sa théologie appuyée sur l’expérience et de ses prédications se sont référés Kierkegaard, Bultmann et Barth ; Bonhoeffer, quant à lui, trouvera un grand réconfort dans ses poésies.

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