14 avril

(3 références)

 

Vendredi Saint

20 x 15 cm, 2002

"Tout est accompli."

 

" En ce jour est suspendu à la croix celui qui suspendit la terre sur les eaux ; d'une couronne d'épines le roi des anges est couronné, d'une pourpre dérisoire il est revêtu, lui qui revêt le ciel de nuées ; celui qui dans le Jourdain a libéré Adam accepte les coups et les soufflets ; l'Epoux de l'Eglise est percé de clous ; le Fils de la Vierge d'une lance est transpercé. Ô Christ nous adorons ta Passion, ô Christ nous adorons ta Passion : montre-nous ta sainte Résurrection. "

(antienne XV, t.8)

St Bénezet (+ 1184)

Fils d’un couple modeste de la Savoie (ou de l’Ardèche selon d’autres sources), Bénézet est employé comme berger sur les bords du Rhône. Un jour, alors qu’il est âgé de 15 ans seulement, se produit une éclipse du soleil qui l’effraie autant que ses moutons ; puis soudain une voix douce jaillit des ténèbres et lui demande de bâtir un pont sur le fleuve, au niveau de la ville d’Avignon. Bénézet déclare qu’il ne peut pas laisser son troupeau sans surveillance ; la voix lui répond alors qu’elle enverra un ange pour en prendre soin pendant qu’il s’acquittera de sa mission. Il part alors demander l’aide de l’évêque ; ce dernier, sceptique, lui impose une épreuve : transporter (en présence de nombreux témoins) une énorme pierre (qui pèse plusieurs tonnes) à l’endroit où doit être bâti le pont. Bénézet soulève alors miraculeusement le rocher et le dépose dans le lit du fleuve en déclarant qu’il constituera la pierre de fondation du pont. Plusieurs miracles se produisent à la suite de ces événements et Bénézet reçoit l’aide nécessaire pour bâtir son pont. Il n’a cependant pas la chance de voir l’accomplissement de son œuvre puisqu’il décède deux ans avant que le pont soit achevé.

Ste Lydwine de Schiedam (+ 1433)

icône contemporaine

Originaire de Schiedam en Hollande, elle naquit dans une famille modeste. Jusqu'à quinze ans, elle fut bien portante. En patinant sur la glace, elle se blessa et dut s'aliter. A partir de ce jour, elle dut rester couchée et les abcès, les névralgies, la gangrène furent désormais son lot. Elle connut cette vie de souffrance durant 30 ans. En contrepartie, Dieu lui accordait ses faveurs célestes, extases et ravissements. Tant était grand le bonheur qui en découlait pour elle, qu'elle se tenait pour être une femme vraiment heureuse.

 


Starets Thaddée de Serbie (1914-2003)

Celui qui devint le starets Thaddée connut une enfance douloureuse. Né prématuré, sensible et de constitution fragile, il perdit tôt sa mère. Trop différent des autres enfants, son isolement est déjà visité par la Présence divine. Il entre au monastère à 18 ans, alors qu'il est condamné, selon la médecine, à cinq ans de vie. Il entre donc au monastère de Miljkovo où s’étaient réfugiés des moines russes venus du monastère de Valaam, et c’est là qu’il eut le privilège d’être formé à la vie spirituelle par l’archimandrite Ambroise, fils spirituel de st Ambroise d’Optino. Il y entra plein de zèle, pensant ne rester sur terre que peu de temps. Mais il guérit, gardant toutefois pour le restant de sa vie une fragilité tant physique que psychique (il parle souvent de "ses nerfs" fragiles et abîmés). Sa vie de moine ne fut pas simple, traversant des guerres et envoyé comme higoumène (responsable) dans différents monastères, ce qui le fatiguait beaucoup. Il connut à mesure qu'il se coulait dans la volonté divine, la paix et la joie qui attirèrent à lui de plus en plus de personnes assoiffées de Dieu. Tout son enseignement repose sur la garde des pensées par la prière de Jésus, ne laissant que les bonnes pensées entrer et sortir du coeur, permettant ainsi d'agir sur le monde en lui transmettant la paix, la joie et l'amour divins. Après une hémorragie cérébrale et une longue maladie, le starets Thaddée s'endormit dans le Christ dans la nuit du 13 au 14 avril 2003 (31 mars/1er avril du calendrier julien).

Vidéo entretien avec le starets Thaddée

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