12 avril

(5 références)

 

St Jules 1er, pape (+352)

Il travailla à affermir la foi en combattant l'arianisme qui professait que, si le Christ était parfait, en revanche il n'était pas divin. Son mérite fut d'avoir maintenu le mystère de la Sainte Trinité contre ceux qui tentaient de faire de la doctrine chrétienne un monothéisme à moitié rationaliste, acceptable par tous sans doute, mais éloigné des paroles du Christ lui-même dans leur interprétation fondamentale. Il fallut six conciles pour que la doctrine trinitaire et christologique puisse exprimer et respecter le mystère essentiel de la foi. Le plus célèbre d'entre eux fut celui que le Pape Jules Ier réunit à Sardique (actuellement Sofia en Bulgarie) Au moment où le patriarche d'Alexandrie, saint Athanase, était exilé, le Pape saint Jules le soutint et le rencontra à Rome.

 

St Zénon (+380)

Natif d’Afrique du Nord (probablement de Mauritanie). En 362, sous le règne de Julien l’Apostat, il est nommé évêque de Vérone. Il s'oppose vivement à l’idolâtrie qui se répand dans la ville et combat les hérétiques ariens. Il doit une grande partie de son succès à la qualité de ses sermons, qui attirent des foules considérables (300-371) Evêque et confesseur. Il montrait un grand exemple de pauvreté évangélique. Pour n'être à la charge de personne, il allait lui-même pêcher pour assurer sa subsistance.

 

Ste Anthuse (+811)

Fille de l'empereur byzantin Constantin Copronyme, elle vivait au palais, mais plus souvent avec les pauvres et les malades, quittant alors ses habits somptueux pour être plus proche de leurs misères. Finalement elle renonça au monde et fut tonsurée moniale par saint Taraise, le patriarche de Constantinople, au monastère de la Concorde où elle fut désormais un modèle d'humilité pour toutes ses compagnes.

 

Pierre Valdo (+1217)

On situe la naissance de Valdo aux environs de 1140 ; commerçant prospère de Lyon, il avait une famille nombreuse. Tout changea pour lui quand il fit sien l’appel évangélique à vendre tous ses biens pour les donner aux pauvres et suivre uniquement le Seigneur. Il laissa donc tout, y compris sa famille, et devint un prédicateur de l’Évangile, pauvre et itinérant. Sa prédication de la pauvreté, à l’exemple de la vie des premières communautés chrétiennes, lui attira de nombreux compagnons, les « pauvres de Lyon » ou « pauvres du Christ », et lui valut le surnom de Pierre, en souvenir du premier des apôtres. Attaqués par plusieurs évêques, les vaudois, à la différence de leurs contemporains franciscains, se refusèrent de dépendre, en matière de prédication, d’un mandat précis de l’autorité ecclésiastique. Car Valdo était convaincu que c’était la Parole qui jugeait l’Église et faisait de tous les chrétiens ses ministres, et non le contraire. Devant ce refus, les vaudois furent condamnés par le Concile de Vérone de 1184. Désormais considérés comme excommuniés, ils subirent une longue série de persécutions de la part des autres chrétiens, qui les conduira, au XVI è siècle, à adhérer à la Réforme protestante, entrant en communion avec les Églises réformées de Suisse et de France. Il est probable que Pierre Valdo soit mort en 1217 en Bohême, où était née, entre temps, une nombreuse fraternité de « pauvres du Christ ». Actuellement, les communautés vaudoises sont présentes surtout en Italie, dans les vallées du Piémont qui mènent en France ; elles comptent plusieurs dizaines de milliers de membres.

Ste Teresa de los Andes (1900-1920)

icône contemporaine

Juana, ou Juanita Fernandez Solar naît en 1900 à Santiago du Chili. Dès sa plus tendre enfance, elle fait une expérience de communion avec le Christ. C'est une jeune fille bien de son temps, très joyeuse, ayant des temps de loisir, aimant le sport. Elle a des amis. Mais elle aime le Christ par dessus tout, et veut se consacrer à lui pour toujours, participer au mystère de sa passion et de sa résurrection. Elle entre au carmel Saint-Joseph de Los Andes le 7 mai 1919 où elle reçoit le nom de Thérèse de Jésus. Elle n'y vivra que onze mois. Elle émet ses vœux "in articulo mortis" et meurt le 12 avril 1920. "Jésus est notre joie infinie". "Voilà le nouvel hymne d'amour chrétien qui jaillit spontanément de cette jeune chrétienne, un amour qui ne détruit pas les valeurs humaines, mais qui les élève et les transfigure" (Jean Paul II). Tel est son message : En Dieu seul se trouve le bonheur. Teresa vit la joie de l'Évangile et des béatitudes dans la pauvreté d'esprit, dans l'humilité, acceptant avec amour les travaux les plus ordinaires. Elle nous laisse le testament d'une sainteté simple et accessible, centrée sur l'essentiel de l'Évangile : aimer, souffrir, prier, servir.

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