28 août

(5 références)

 

  St Julien de Brioude (+304)

icône contemporaine

Julien était originaire de Vienne sur le Rhône et, pour ne pas s'exposer inutilement à la persécution de Dèce, il s'enfuit. Mais il fut rattrapé près du village de Brioude en Auvergne. Les soldats le décapitèrent. Son culte fut si grand que près de quatre-vingt dix localités et communes portent son nom en France.

 


  St Augustin (354-430)

icône contemporaine

Né à Thagaste, en Afrique, en 354, homme au tempérament passionné, Augustin chercha longtemps une réponse qui fût capable de rassasier son désir de connaître et d’aimer. Jeune encore, à Carthage, il passa de la recherche d’un hédonisme d’esthète à l’interrogation qui peu à peu s’imposait à lui sur la nature du mal, qui selon lui habite les profondeurs du cœur humain. Après avoir adhéré, neuf années durant, au manichéisme, il sombra dans le désespoir et partit pour l’Italie, où il fut frappé par la prédication d’Ambroise à Milan. Conduit par l’amour pour ce qui est beau, fortifié par la rencontre avec la philosophie de Plotin, encouragé par la présence à ses côtés de sa mère Monique et de son ami Alypius, Augustin se laissa séduire par la beauté de la vie chrétienne. Baptisé à Milan, le jour de Pâques 387, il revint ensuite à Thagaste, où sans plus de retard il mit en œuvre sa conversion radicale. Ayant vendu tous ses biens, il en donna le revenu aux pauvres et se retira pour vivre plus radicalement l’Évangile aux abords de la cité ; c’est là qu’il fonda une petite communauté avec les amis qui lui étaient restés fidèles. Ordonné prêtre et très vite évêque d’Hippone, Augustin ne cessa pas de cultiver son projet de vie monastique. Aux prêtres et aux diacres rassemblés autour de lui, il donna une règle pour la vie fraternelle – sans doute celle qu’il avait écrite pour sa première communauté de Thagaste – et il s’adonna sans compter à l’étude amoureuse des Écritures et à la prédication, luttant contre toute compréhension réductrice du message chrétien. Augustin fut un des plus grands génies du christianisme, véritable chantre de la vie intérieure ; il vécut le reste de ses jours avec, dans son cœur et son esprit, l’unique désir de connaître toujours davantage le mystère de Dieu et de l’homme. Malheureusement, étant le prinipal père de l'Eglise latine, sa vision très négative de l'homme marqua fortement la théologie de l'occident chrétien. (d'après le martyrologe de Bose).

  St Vivien de Saintes (+460)

 

St Vivien était le fils d’un païen de la petite noblesse de Saintes. À l’âge de seize ans, il fut confié à Ambroise, l’évêque de cette ville, afin qu’il se chargea de son éducation. Quelques années plus tard, son père réussit à lui obtenir un titre de comte des Santons, et il s’acquitta de cette charge avec beaucoup de sagesse. Cependant, il était attiré par la vie religieuse et il abandonna sa vie mondaine pour entrer au service de l’évêque. Ordonné prêtre, il fut ensuite choisi pour succéder à Ambroise comme évêque de Saintes. Il connut l'invasion des wisigoths d'Espagne et accompagna les prisonniers jusqu'à Toulouse pour les soutenir dans leur épreuve. Il gagna l'estime du roi Théodoric et put obtenir de lui, quelque temps plus tard, la libération des prisonniers.

Ste Joaquina de Vedruna de Mas (1783-1854)

Née à Barcelone en 1783 d'une famille noble et riche, Joaquina de Vedruna de Mas demanda instamment d'entrer au Carmel, mais, docile à la volonté paternelle, elle épousa à seize ans un excellent chrétien, avocat, auquel elle donna neuf enfants. Veuve à trente-trois ans lorsque son époux tomba dans les guerres napoléoniennes, elle achèva d'éduquer ses enfants dont six entreront en religion. Elle put enfin réaliser son désir de jeunesse et fonda en 1826 l’Institut des Carmélites de la Charité. Elle supporta d’un cœur égal toute sorte de difficultés, pendant la guerre civile espagnole où elle fut incarcérée et dut s'exiler en France. Elle garda pourtant une paix inaltérable et elle s'imposa à elle-même une voie de simplicité et de joie. Après avoir renoncé au gouvernement de son œuvre, elle mourut du choléra à Barcelone.

  Don Helder Camara (1909-1999)

"Que l’on ne se fasse pas illusion et que personne n’agisse par naïveté : celui qui écoute l’appel de Dieu, fait une option définitive, renonce à soi-même et part en guerre pour construire, pacifiquement, un monde plus juste et plus humain. Il ne peut pas rêver qu’il a trouvé un chemin facile, jonché des pétales de roses, ni recontrer des foules enthousisastes, promptes à l’applaudir toujours et partout. Celui qui renonce à soi-même et part comme pèlerin de la paix et de la justice, qu’il se prépare à la traversée des déserts".

Helder Camara naqui en 1909 dans le Nord-Est du Brésil. Il fut ordonné prêtre en 1931 puis, en 1952, fut consacré évêque auxiliaire de Rio de Janeiro. Trois ans plus tard, il fu promu à la charge d'archevêque auxiliaire de ce diocèse. Dès 1952, il créa la Conférence nationale des évêques du Brésil qu'il présida pendant douze ans. En 1964, il fut nommé évêque de l'archevêché d'Olinda et Recife, et retourna ainsi dans le Nord-Est du Brésil après avoir exercé son ministère sacerdotal à Rio de Janeiro pendant vingt-huit ans. Dom Helder prit ses nouvelles fonctions quelques jours avant le coup d'Etat militaire au Brésil. "La terreur culturelle régnait dans le pays, un grand nombre des responsables de l'Action catholique ont été emprisonnés, et aussi des ouvriers militants et des membres des syndicats ruraux, mais également des membres du Congrès, des écrivains et des journalistes, de sorte que j'ai dû avoir le courage de prendre la parole, en tant qu'archevêque de Recife, pour dire l'importance de la liberté, de la justice et de la vérité en cette heure décisive." Il dénonça ainsi publiquement les injustices commises dans son pays, lança les "opérations Espérance" destinées à éduquer et responsabiliser le petit peuple. Inspiré par la Théologie de la libération et celle de la non-violence, il lança également le mouvement Action Justice et Paix fondé sur la "pression morale libératrice". Et lorsqu'il était traité d'"évêque rouge", il rétorquait habilement : " quand je donne de la nourriture aux pauvres, on m'appelle un saint. Quand je demande pourquoi ils sont pauvres, on m'appelle un communiste ". Sa retraite en 1985 et jusqu'à sa mort, fut douloureuse et discrète à Recife, où le nouvel archevêque mit en œuvre une pastorale en rupture avec la sienne, bien que hors Recife, de nombreuses invitations lui offrirent encore des tribunes pour la cause d'un monde " plus juste, plus fraternel et plus humain ".

" Arrivé à la fin de ma vie, je vois que le plus beau cadeau que Dieu m'a fait est de permettre que jamais la haine ou la rancune n'ont eu de place dans mon cœur."

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