22 août

(4 références)

 

  Ste Vierge Marie, Reine

peinture de l'autel de Sainte-Marie de Lluçà (début XIIIe)

Les litanies le chantaient depuis des siècles : " Reine des anges... reine des patriarches ... reine des apôtres ..." Le Pape Pie XII ne fait que reprendre cette longue tradition en instaurant la fête de "Marie, reine", en 1954, la plaçant une semaine après la fête de son Assomption.


  St Symphorien (IIème siècle)

icône contemporaine

St Symphorien est un jeune martyr né à Autun, ville encore païenne située sur une grande voie romaine. Son père St Fauste, préteur au service du consul romain, et sa mère Ste Augusta l'avaient élevé dans la foi chrétienne. Refusant de sacrifier à la grande déesse Cybèle, il fut battu, emprisonné puis condamné à mort. Sur le chemin de son supplice et jusqu'au dernier moment, sa mère l'encouragea du haut des remparts d'Autun à rester ferme dans sa foi lui disant notamment : "Courage mon fils ! Ta vie ne te sera pas enlevée ; elle te sera échangée contre une vie meilleure." Il fut décapité dans sa vingtième année.

  Ste Marguerite de Menzelinsk (1865-1918) (CJ : 9 août)

icône contemporaine

Maria Mikhailovna Gunarodnoulo naquit en 1865 dans une famille d'origine grecque. Peu de temps après avoir reçu la tonsure monastique sous le nom de Marguerite, elle partit vivre dans la communauté "Joie et Consolation" des Orlov-Davydov près de Moscou. Le 18 janvier 1917, le Saint-Synode la nomma supérieure du monastère de Menzelinsk du prophète Élie, et son ordination comme abbesse eut lieu en présence de la grande princesse Elizabeth Fiodorovna. Fin 1917, elle arriva au monastère, l'une des plus grandes communautés de femmes du diocèse d'Oufa, qui comptait trois églises, une école paroissiale, une économie monastique avec des arbres fruitiers, des jardins potagers et des ruchers. Elle comptait 50 religieuses et 248 novices. L'abbesse intelligente et instruite, était réputée pour sa vie ascétique stricte et le bon ordre qu'elle introduisit dans le monastère. En avril 1917, la vague révolutionnaire frappa également le monastère du prophète Élie. Par décret du Gouvernement provisoire, les écoles paroissiales devaient être transférées à l'administration du Ministère des Lumières populaires, mais l'abbesse resista et la ville laissa l'école entre ses mains. Dans les mois qui suivirent, la ville fut disputée militairement entre les Blancs et les Bolcheviks. Finalement ces derniers firent irruption dans la ville et commencèrent à se venger. Les 21 et 22 août, ils tirèrent sur 150 à 200 personnes dans la ville. Mère Margaret fut l’une de leurs victimes. Elle fut tuée avec les quelques officiers Blancs blessé cachés dans le monastère, qu'elle avait tenté de défendre.

  St Alexis d'Ugine (1867-1934) (CJ : 9 août)

icône contemporaine

Alexis Medvedkovn naquit dans le nord de la Russie en 1867. Ordonné prêtre en 1895, après avoir eu maille à partir avec les communistes en 1917, il se réfugia en Estonie où il subit les vexations du clergé local. Il obtint finalement la paroisse de saint-Nicolas d'Ugine, en Savoie, en 1930. Il vécut pauvre, calomnié. Mais il savait s'abîmer dans la prière, l'étude des Saintes Ecritures et des Pères de l'Eglise. Malade, il fut transféré à l'hôpital d'Annecy après avoir demandé pardon à ses détracteurs, comme s'il était leur débiteur. La chambre du Père Alexis était un véritable oratoire. Le 21 août 1934, il se confessa, reçut l'onction des malades et la Sainte Communion. Le 22, à l'aube, il rendit son âme à Dieu, laissant le souvenir d'un saint prêtre, d'un homme de paix et d'une profonde vie intérieure. Ses saintes reliques sont gardées au monastère des moniales du Bussy-en-Othe, dans l'Yonne qui ont édité un petit fascicule sur sa vie. Canonisé par Bartholomée 1er, patriarche œcuménique, on célébra une Divine Liturgie d’action de grâces, le 2 mai 2004, en présence du cardinal Lustiger, et de plusieurs évêques orthodoxes de diverses obédiences.

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