"La religion
en tant que source de consolation est un obstacle à la
véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une
purification."
"Entre deux
hommes qui n'ont pas l'expérience de Dieu, celui qui le
nie en est peut-être le plus près." |
Née à
Paris dans une famille juive non pratiquante, Simone Weil étudia
au lycée Henri IV avec le philosophe Alain. Suivant le
modèle de son frère, brillant mathématicien,
elle entra à l'Ecole Normale Supérieure et passa
son agrégation de philosophie en 1931. Elle enseigna ensuite
au Puy, à Roanne et à Saint-Étienne, où
elle se rapprocha de la classe ouvrière. Elle écrivit
ses premiers essais, Oppression et Liberté, en
confrontant sa conception du marxisme avec la réalité
du travail qu'elle expérimenta ensuite dans les usines
Alsthom et Renault. Toujours en quête d'absolu, Simone
Weil rejoignit le Front Républicain espagnol en 1936 et
connut sa première révélation mystique à
l'abbaye de Solesmes, deux ans plus tard. Dès lors, elle
voulut comprendre la volonté de Dieu et l'articuler intellectuellement
avec ses propres expériences religieuses. Elle donna dans
Pensées sans ordre concernant l'amour de Dieu, une
interprétation mystique de la religion chrétienne,
remplie de son désir de sacrifice. En 1942, sommée
de se réfugier aux Etats-Unis, Simone Weil refusa de quitter
ses compatriotes et revient aider les Forces Française
Libres en Angleterre. Atteinte de tuberculose, elle s'éteignit
à trente quatre ans dans un sanatorium anglais. (cf. www.evene.fr)
"La création
est de la part de Dieu un acte non pas d'expansion de soi, mais
de retrait, de renoncement. Dieu et toutes les créatures,
cela est moins que Dieu seul." |