20 août

(3 références)

 

  St prophète Samuel (XIème siècle av J.C.)

icône contemporaine

fils d'Elqana et d'Anne la stérile, Il fut le dernier des Juges et prépara le Royaume d'Israël, bien qu'il y vit une "méfiance" à l'égard de la souveraineté de Dieu. Grande était sa piété, étant au service de l'Arche d'Alliance dès son plus jeune âge.
On peut découvrir son histoire dans le 1er livre de Samuel.

 

 


  St Philibert

enluminure romane, XIIe

Il avait quitté la cour du roi Dagobert pour se faire moine d'abord à Rebais dans la Brie française. Plus tard il fonda un monastère à Jumièges près de Rouen. Quand il apprit que Ebroïn, le maire du palais, avait fait assassiner saint Léger d'Autun, il alla reprocher son crime au maire de Neustrie. Ebroïn chargea saint Ouen de le faire disparaître. L'évêque de Rouen obéit, le fit emprisonner, mais la captivité fut douce et dura peu, car Ebroïn fut assassiné à son tour. Saint Philibert remercia saint Ouen de son hospitalité, l'assura de sa parfaite amitié et prit le chemin du monastère de Noirmoutier.
Lors des invasions normandes, ses reliques furent transportées à Tournus en Bourgogne, où lui fut bâtit une magnifique abbatiale.

 


  St Bernard de Clairvaux (XIIe siècle)

icône : 20 x 13 cm, (1994)

A quoi pouvait rêver dans l'éclat de sa jeunesse le fils de Tescelin, chevalier du duc de Bourgogne, et de dame Aleth de Montbard, si bonne chrétienne? De chasses ou de tournois ? de chants de guerre ou de galantes conquêtes? En tous cas, certainement pas de vie monastique comme il en fera le choix à l'âge de vingt-trois ans. D'autant qu'il entraînait avec lui une trentaine de jeunes en quête d'absolu... Dès 1115, après trois années de vie monastique à Citeaux, Bernard est envoyé à Clairvaux pour y fonder l'abbaye dont il restera père-abbé jusqu'à sa mort. Mais loin de rester cloîtré il parcourt les routes d'Europe devenant, comme on a pu l'écrire, « la conscience de l'Eglise de son temps ». Il vient plusieurs fois à Paris, à Saint Pierre de Montmartre, à la chapelle du Martyrium, à la chapelle Saint Aignan où il vient prier souvent devant la statue de la Vierge qui se trouve maintenant à Notre-Dame de Paris. Sa correspondance abondante avec des princes, des frères moines ou des jeunes gens qui requièrent son conseil ne l'empêche pas de se consacrer à la contemplation tout autant qu'à l'action directe dans la société de son temps. Infatigable fondateur, on le voit sur sa mule, traînant sur les routes d'Europe sa santé délabrée et son enthousiasme spirituel. Sa réforme monastique l'oppose à l'Ordre de Cluny dont il jugeait l'interprétation de la règle de saint Benoît trop accommodante. A sa mort, en 1153, ce sont trois cent quarante-trois abbayes cisterciennes qui auront surgi du sol européen.

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