19 août

(6 références)

 

  N. D du Don

icône russe, attribuée à Théophane le Grec, XIVe

Le "Don" auquel est associé ce modèle, est le fleuve russe témoin de la victoire des principautés russes contre les Mongols à la fin du XIVème siècle, victoire attribuée à la Mère de Dieu, présente par l'intermédiaire de son icône.

 

  St Calmin (VIIème siècle)

 

St Calmin de Mozat était le fils d’un sénateur auvergnat. Après avoir reçu un excellente éducation, il devient duc d’Aquitaine et gouverneur de l’Auvergne. Bien qu’il soit marié (son épouse est Ste Namadie), il abandonne sa charge pour s’installer comme ermite dans une grotte située dans un lieu isolé situé quelque part entre Tulle et Laguenne (Corrèze actuelle). Quelques années plus tard, il fonde sur ses propres terres un premier monastère au diocèse du Puy, qu’il appelle Calminiac (devenu Monastier-Saint-Chaffre, en Haute-Loire) et dans lequel il tente d’attirer les plus beaux esprits de la région. Au retour d’un pèlerinage à Rome, il fait une halte à l’abbaye de Lérins et il demande à son abbé de lui confier un certain nombre de ses religieux, parmi lesquels St Eudon, qu’il nomme abbé de Calminiac. Il décide ensuite de fonder deux nouvelles abbayes, l’une à Mozac, non loin de Riom (Puy-de-Dôme) et l’autre dans les environs de Tulle (Saint-Martin, à Laguenne, en Corrèze). Il fait don à ses abbayes de plusieurs de ses domaines personnels afin que les moines puissent en retirer un revenu suffisant. Il part ensuite en quête de saintes reliques et réussit à obtenir notamment celles de St Caprais. St Calmin est invoqué pour faire tomber la pluie.

  St Guerric (1080-1157)

 

Né à Tournai vers 1080 Guerric, avant d'être cistercien, fut assez longtemps "enseignant" à l'école cathédrale de sa ville. Il était devenu écolâtre, selon le vocabulaire de l’époque, dans cette école où lui-même avait été formé. Il menait une vie retirée dans une maison proche de l'église, dont il ne sortait que pour aller retrouver ses élèves. Cependant vers 1125, ayant entendu parler du jeune abbé de Clairvaux, Bernard, il alla lui rendre visite. Et c'est ainsi que sur le conseil de celui-ci, il entra au noviciat et devint son disciple âgé de plus de quarante ans. Nous ne savons pas grand chose de sa vie à Clairvaux. Par des bribes de lettres de saint Bernard et par quelques récits, nous savons qu'il fut un moine exemplaire, d'une grande pureté de vie et d'une grande humilité. Il demeura à Clairvaux jusqu'en 1138, date à laquelle il fut élu abbé d'Igny. Il atteignait alors la soixantaine. Sa mauvaise santé l'empêchait souvent de suivre la vie commune, ce dont il se plaignait auprès de ses frères. Cela n'empêcha pas l’abbaye de prospérer sous son gouvernement et de faire une seconde fondation en 1148, la première ayant eu lieu au temps de son prédécesseur. Surtout Guerric enseignait ses moines. Nous avons encore de lui 54 sermons pour l'année liturgique qui nous permettent de connaître sa riche et profonde spiritualité. Nous en relèverons deux traits dominants. D'abord elle tend à reproduire dans les âmes la vie de Jésus; le Christ en croix est le modèle de notre vie crucifiée et sa résurrection est cause et modèle de la nôtre. Puis nous avons à partager avec Marie sa maternité par rapport au Christ. Elle désire former en nous son Fils unique et nous donner ainsi naissance jour après jour.

  St Louis d'Anjou (+1297)

fresque, Piero della Francesca

Fils du roi de Naples, Charles II, et de Marie, fille du roi de Hongrie, il est retenu en otage à Barcelone auprès du roi d'Aragon. C'est là qu'il rencontre les Frères Mineurs et, devenu libre, il se fit franciscain. Nommé évêque de Toulouse, il garde ses habitudes de pauvreté et d'humilité au service des pauvres. Il meurt prématurément (il a vingt trois ans) à Brignoles en Provence et, selon son désir, est inhumé à Marseille.

 

  Blaise Pascal (1623-1662)

Savant, homme de lettres et chrétien, Blaise Pascal manifesta, dès qu'il fut en âge de parler, un talent extraordinaire. A onze ans, il compose un traité des sons, à seize un essai sur les coniques, et invente la machine arithmétique à calculer à dix-neuf ans. Converti à la religion en 1646, il se sent attiré par Dieu, mais ne peut se résoudre à se séparer de la vie du monde. En 1655, Blaise Pascal fait retraite à Port-Royal, après avoir vécu une illumination mystique le 23 novembre 1654. Il écrit alors 'Les Provinciales', dix-huit lettres qui défendent les thèses jansénistes. Il renonce aux sciences en 1660, au nom de son idéal chrétien. Mort à trente-neuf ans, il décède sans avoir vu publier 'Les Pensées'.

  St Jean Eudes (1601-1680)

icône contemporaine

Il est contemporain de St Vincent de Paul et sa vocation s'explique en grande partie par la situation religieuse de la France à son époque. Le peuple, écrit-il, «avait remplacé la foi par la sorcellerie et la superstition» ; les puissants «donnaient l'exemple de tous les vices» ; les prêtres étaient «ignorants et souvent corrompus, abandonnant leur troupeau dès qu'apparaissaient la peste ou une épidémie». Pour y remédier, s'appuyant sur ses dons évidents pour la prédication, il organise des «missions paroissiales», en Bretagne, en Normandie, en Bourgogne et jusqu'à la cour du roi Louis XIV, pour une annonce systématique de l'Evangile, près de cent quinze missions entre 1632 et 1675. Pour mieux se consacrer à cet apostolat, il quitte l'Oratoire en 1643 et fonde, à Caen, "la Congrégation de Jésus et de Marie" (les Pères eudistes), qui se voue aux missions ainsi qu'à la fondation des séminaires pour la formation d'un meilleur clergé. En 1642, il crée également "l'Institut Notre-Dame de Charité", dont les religieuses se consacreront, entre autres ministères, à la réhabilitation des femmes prostituées. Son action s'appuie sur la compassion du cœur de Marie et la miséricorde du coeur de Jésus. Ayant renoncé à la charge de premier supérieur général de sa congrégation, il s'éteint à Caen en 1680, à l'âge de soixante-dix neuf ans.

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