17 août

(5 références)

 

  St Amor (VIIIème siècle)

Il fut le compagnon de St Pirmin et répandit la foi chrétienne dans l'Odenwald. Plus tard, il vécut dans la sainte solitude de Gotthardsberg. En bas de la montagne, grâce au dons du comte Ruthard, il avait construit une chapelle en l'honneur de la Mère de Dieu. Sur les conseils de St Pirmin, St Amor s'y installa avec plusieurs frères et fonda ce qui devint plus tard le célèbre monastère d'Amorbach, qui devint un centre d'évangélisation et d'enseignement. Il était également plein de pitié pour les pauvres et les malades. Près du monastère se trouvait une fontaine qui fournissait l'eau nécessaire aux moines. Le saint prononça sa bénédiction sur cette eau, et de nombreuses guérisons eurent lieu grâce à son utilisation. Il avait un grand amour et vénération pour la Mère de Dieu. Il visitait tous les jours la chapelle construite en son honneur pour solliciter son intercession. Le monastère était déjà en grande prospérité du vivant de son fondateur. Plus tard, plusieurs évêques en sortirent. St Amor mourut en 777 et fut enterré dans la chapelle de la Vierge à côté de la fontaine. De nombreux miracles se produisirent sur son tombeau également.

  St Elie le jeune (822-903)

image générée par l'IA

Jean Rachites naquit à Enna, au cœur de la Sicile dans une famille chrétienne noble. Au IXe siècle, la Sicile était une terre frontalière âprement disputée par l'Empire byzantin et les armées aghlabides d'Afrique du Nord. Vers 839, il fut capturé lors d'un raid sarrasin et vendu comme esclave. Ces années d’emprisonnement furent une période de profonde maturation intérieure. Libéré miraculeusement, il entreprit un long pèlerinage qui le conduisit vers les principaux centres du christianisme. Il se rendit d'abord à Rome, puis s'embarqua pour Constantinople et enfin atteignit la Terre Sainte. C'est à Jérusalem que Jean reçut l'habit monastique et prit le nom d'Élie, en l'honneur du grand prophète de l'Ancien Testament. Après des années d'ascèse en Palestine et dans divers ermitages orientaux, Élie retourna dans le sud de l'Italie et s'installa en Calabre, où il s'intégra au tissu dynamique du monachisme italo-grec, dans la région de Mercurion. Dans cette région, qui devint l’un des cœurs de la spiritualité basilienne en Occident, Élie fonda plusieurs monastères et devint un guide spirituel de premier plan. Mais l’esprit de pèlerin d’Élie ne s’éteignit jamais. Il fit d'autres voyages qui l'amenèrent à rencontrer patriarches, stratèges byzantins et même la cour impériale, démontrant ainsi une influence politique et religieuse considérable. Sentant la fin de ses jours approcher, Élie se lança dans un dernier voyage en Grèce, et arrivé à Thessalonique, mourut paisiblement le 17 août 903.

  Ste Claire de Montefalco (+1308)

icône contemporaine

. Elevée très chrétiennement, elle fut très tôt désireuse de se donner à Dieu totalement. Très tôt, elle rejoignit sa soeur dans son couvent de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin, et elle ne le quitta plus, marquant ses journées par la prière et de nombreuses austérités. Comme leur communauté était pauvre, elle allait mendier dans les rues, restant parfois des heures sous la pluie, à attendre un geste de charité de la part des passants. Choisie pour être leur supérieure, elle exerça cette charge avec beaucoup d'humilité et une grande attention à la vocation spécifique de chacune des soeurs. Elle connut bien des tentations, mais aussi des moments de rencontres mystiques avec le Seigneur.

Ste Béatrice da Silva (1424-1490)

icône contemporaine

Béatrice naquit en 1424, à Ceuta au Maroc, ville sous la domination du roi du Portugal. Son père avait participé à la conquête de Ceuta et y était demeuré. Sa mère, Pia Menezes était très pieuse. La famille revint en Europe durant son enfance. Béatrice accompagna en Castille la reine Isabelle, comme dame d’honneur et vécut alors à la cour de Castille. Très vite lassée de ce genre de vie, et ayant été gratifiée d’une apparition de la Vierge Marie, elle se retira dans le couvent des moniales de Saint-Dominique à Tolède, où elle demeura jusqu’à l’âge de soixante ans. Désirant une vie plus exigeante, elle quitta ce monastère, accompagnée de quelques religieuses et avec l’aide de la reine Isabelle, fonda un nouvel ordre, celui des "Conceptionnistes", portant l’habit blanc et bleu qu’elle avait vu porté par la Vierge Marie, lors de son apparition. Elle ne vécut que six ans dans ce couvent, s’y dépensant à la formation des jeunes novices et menant une vie contemplative exemplaire. Elle mourut le 16 août 1490 à Tolède.

Johann Gerhard (1582-1637)

Né en 1582, à Quedlinburg, en Allemagne, Gerhard éprouva dès sa jeunesse le désir d’une intense vie intérieure. Dans le sillage de Luther, il demeura toujours ancré dans une théologie plus expérimentale que spéculative. Eprouvé de longue date par une santé chancelante, il subit la fascination des courants spirituels de l’époque, laissant à vingt-deux ans déjà des ouvrages consacrés à la prière et à la méditation. À la suite d’études théologiques accomplies dans des académies où la théologie scolastique proposait les principales méthodes de recherche, Gerhard composa en 1621, à Iéna, les Loci theologici, véritable « somme » de l’orthodoxie luthérienne. Sous l’influence de Johann Arndt, il commença ensuite à s’intéresser à la spiritualité patristique et médiévale. Dans ce retour aux pères de l’Église, Gerhard redécouvrit le principe du sens spirituel de l’exégèse ; il développa et soutint une mystique de l’union au Christ, présentée comme le sens ultime de la justification par la foi. Son œuvre, caractérisée par cette synthèse des dimensions expérimentale, rationnelle et contemplative, connut une large diffusion et marqua en profondeur la théologie luthérienne.

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