16 août

(8 références)

 

  Ste Face ou Mandylion

icône russe, XVIe

En ce jour est fêté le transfert d'Edesse à Constantinople en août 944, du célèbre linge marqué des traits du Christ, le st mandylion. Selon la Tradition, le roi d'Edesse (Turquie) Agbar, malade, envoya un peintre auprès de Jésus. Ne pouvant se déplacer, il espérait que son image le guerrirait. Mais comme la peintre n'arrivait pas à faire son portrait, le Christ prit un linge et l'appliqua sur son visage qui s'y imprima aussitôt. Le roi Agbar fut sauvé, et se convertit avec tout son peuple. Cachée par la suite dans la muraille, la relique fut redécouverte après la reconquète de la ville, et ramenenée en procession dans la capitale byzantine.

 

  St Fraimbault (+532)

 

Fils d’un couple de la noblesse auvergnate, son père exerce de hautes fonctions à la cour de Clovis. Lorsqu'il atteint l'âge de 15 ans, il est placé à la cour du roi Childebert, où il est promis à un bel avenir. Mais il en décide autrement et quitte le monde pour s’installer comme ermite aux environs de Paris (région d’Ivry actuellement). Son père, parti à sa recherche, le retrouve et tente de le convaincre de changer ses desseins. Frimbault refuse et s’échappe pour entrer à l’abbaye de Micy, aux environs de la ville d’Orléans. Il y séjourne quelques années et la quitte pour s’éloigner en direction du pays des Diablintes, où il s’établit à nouveau comme ermite dans la forêt du Passais, aux abords de la rivière Mayenne. Les disciples affluent rapidement, et il fonde pour eux un monastère avec l’aide et le support de Saint-Innocent, l’évêque du Mans. Au cours d'une mission d'évangélisation qu'il effectue au diocèse de Sées, il tombe malade et décède près du village qui porte son nom (Saint-Fraimbault, dans l’Orne).

  St Armel (482-570)

icône contemporaine

St Armel de Ploermel est le fils d’un couple de nobles de Grande-Bretagne (du sud du Pays de Galles ou d’Irlande, selon les auteurs), il est aussi cousin de St Samson. En compagnie de plusieurs compagnons, il émigre en Armorique et fonde au diocèse de Léon un premier monastère (Plou-Arzel) dont il devient l’abbé. Sa renommée de sainteté se propage rapidement et vient à la connaissance du roi Childebert, qui le convoque à sa cour et se l’attache comme confesseur. Cependant, après quelques mois, Armel ressent déjà le besoin de rentrer dans son monastère, mais le roi l’oblige à demeurer près de lui durant six ans avant de lui rendre sa liberté, tout en lui accordant un territoire situé en pays Rennais, sur les bords de la rivière Sèche (Boschaux). Armel fonde donc un nouveau monastère en ce lieu, où il passe le reste de sa vie. Il est invoqué pour faire cesser la fièvre, pour aider les enfants à marcher et pour soulager les douleurs provoquées par les rhumatismes.

  St Etienne de Hongrie (+ 1038)

 

Roi de Hongrie, il fut le premier à consacrer un royaume à la Vierge Marie. Il avait été baptisé lors de la conversion de son père vers 982. Il épousa Ste Gisèle, la soeur de l'empereur d'Allemagne Henri II. Couronné roi de Hongrie avec l'approbation du pape Sylvestre II, il consacra les quarante années de son règne à organiser et christianiser son nouveau royaume, fondant huit évéchés et de nombreux monastères, faisant venir des missionnaires de Bavière ou de Bohême, construisant de nombreuses églises pour les fidèles. Il a laissé le souvenir d'un grand roi, d'un homme irréprochable et d'une immense bonté.
St Étienne de Hongrie est le patron de la Hongrie, des maçons et des tailleurs de pierre.

  St Roch (XIVème siècle)

icône contemporaine

Il était né dans une très riche famille de Montpellier vers 1300. Jeune, il perd ses parents et c'est alors qu'il se décide à mener une vie de pèlerin, emportant la moitié de sa fortune pour les pauvres qu'il rencontrera, mettant en garde l'autre partie auprès de son oncle pour y puiser quand cela s'avérait nécessaire. Sur la route, il soigna de nombreux malades de la peste. Quand il revint au pays, Montpellier est en proie à la guerre civile. Il fut pris pour un espion. Il mourut oublié en prison après cinq années de détention. Il fut identifié par sa grand mère en raison d'une tache de vin en forme de croix qu'il portait sur sa poitrine depuis sa naissance.

 

  St Constantin Brancoveanu (1654-1714)

icône contemporaine

Né en 1654, St Constantin fut élevé par son oncle Constantin Cantacuzène et reçut une éducation raffinée. En 1688, il fut élu voévode de Valachie qu'il gouverna pendant 25 ans avec douceur et patience, se comportant en toute chose dans l'esprit de l'Evangile. Et il réussit, malgré les pressions exercées par les Turcs, à élever son pays au rang des grandes puissances. Il fonda de nombreuses églises et monastères en Valachie. Agé de 60 ans, il fut arrêté à Bucarest le Grand Jeudi 1714, sur ordre du sultan Ahmed III, qui était avide de s'emparer de ses richesses. Mais, à leur grand dépit, les hommes du sultan ne trouvèrent dans le palais qu'un peu d'argent. Amené à Constantinople avec toute sa famille et son fidèle conseiller et trésorier, ils endurèrent toutes sortes de tortures et de mauvais traitements pendant quatre mois. Le juge proposa aux détenus d'avoir la vie sauve à la condition de se convertir à l'Islam, mais Constantin et ses enfants restèrent inébranlables dans leur confession de la vraie foi, et déclarèrent qu'ils étaient prêts à la mort. Condamnés à la peine capitale le jour de la Dormition, on les sortit de prison pour les conduire, pieds nus et vêtus d'une seule chemise, au lieu de l'exécution près du palais du Saraï, où se tenaient le sultan, son vizir et les ambassadeurs des grandes puissances européennes. Devant le cortège marchait le plus jeune fils du prince, Matthieu, âgé de douze ans. Les condamnés ayant été agenouillés en rang, le prince Constantin leur déclara: « Mes enfants, ayez courage! Nous avons tout perdu en ce monde. Sauvons au moins nos âmes, en lavant nos péchés dans notre sang... Voyez tout ce que le Christ a subi pour nous. Que votre foi glorieuse ne soit pas ébranlée en cette heure... »

  Ramakrishna (1836-1886)

Dans sa jeunesse, tout naturellement, Ramakrishna adhéra à la religion que sa famille pratiquait. Dès qu'il obtint le cordon sacré des Brahmines, il accomplit en son foyer les cultes de Rama avec grande sincérité. Plus tard, lorsqu'il devint prêtre de Kali, il chercha à recevoir l'initiation appropriée afin de L'adorer, et il en obtint une vision quasi permanente. Avec l'arrivée de la nonne Bhayravi Brahmani, il s'adonna aux pratiques tantriques, entièrement. Il adora ensuite Dieu selon la Ragatmika bhakti et les Panchabhavas, approches vishnouites prônant cinq relations d'amour envers Dieu. Quand Ramakrishna rencontra Tota Pouri, ce moine errant qui connaissait Brahman, il fit table rase de toutes les conceptions de Dieu qu'il avait épousées jusqu'alors, conceptions de Dieu avec noms et formes, pour se plonger dans la méditation sur l'Absolu Qui n'a ni nom ni forme, selon l'antique enseignement des Vedas développé par les Oupanishads. Il fut, quelque temps, envahi par la foi islamique, il pratiqua assidûment la Namaz, et il déclara qu'aussi par cette foi, il atteignit le Suprême. Un peu malgré lui, il eut une vision de Jésus. En effet, c'est en regardant une représentation de Marie et de Jésus qu'il eut une révélation concernant le Christ. Il ne pratiqua pas, à proprement parler, de disciplines religieuses liées au Christ, mais son esprit, demeurant toujours en un haut plan de conscience, s'enflammait à toute suggestion de Dieu, et cette image du Christ lui en fit avoir la vision. Dans sa maturité spirituelle, Ramakrishna confiera à ses disciples: "Je m'attache de force à un ou deux légers désirs grâce auxquels je garde mon esprit en ce monde pour vous tous, car son inclination naturelle est de demeurer uni et identifié à l'Un indivisible."

  frère Roger Schutz (1915-2005)

En 1940, un jeune Suisse de 25 ans décide d'aller partager en France le sort de ce pays occupé. C'est à Taizé, un petit village de Bourgogne où les habitants l'accueillent chaleureusement, qu'il choisit de vivre. Au début de la guerre il accueille des réfugiés juifs avec sa sœur Geneviève. En 1942 il rentre en Suisse. En 1944 il retourne à Taizé et vient en aide aux prisonniers de guerre allemands. Au fil des ans se développe la Communauté de Taizé. Des compagnons se joignent à frère Roger : la communauté se compose à l'heure actuelle de frères venant d'une trentaine de nations et qui sont catholiques, de diverses origines évangéliques ou orthodoxes. La communauté n'accepte pour elle-même aucun don. Les frères gagnent leur vie par leur travail. Leurs héritages personnels, ils les donnent aux plus démunis. Protestant, diplômé en théologie, Roger Schutz avait consacré sa vie à la réconci- liation entre les chrétiens. En raison de son grand âge, il envisageait de quitter ses fonctions de prieur. Ces derniers temps, la très grande fatigue qu'il éprouvait l'amenait à se déplacer souvent en fauteuil roulant. le mardi 16 août 2005, pendant la prière du soir, au milieu de ses frères et de nombreux jeunes, il a été assassiné par une ressortissante roumaine déséquilibrée.

«Dans ma jeunesse, j'étais étonné de voir des chrétiens qui, tout en se référant à un Dieu d'amour, perdaient tant d'énergie à justifier des oppositions. Et je me disais : pour communiquer le Christ, y a-t-il réalité plus transparente qu'une vie donnée, où jour après jour la réconciliation s'accomplit dans le concret ? Alors j'ai pensé qu'il était essentiel de créer une Communauté avec des hommes décidés à donner toute leur vie et qui cherchent à se réconcilier toujours. »

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