15 août

(3 références)

 

Dormition-Assomption de la Mère de Dieu

icône russe, XVe

" La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie : Celui qui demeura dans son sein virginal " (kondakion, t2)

" Tous d'un même coeur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères." (Actes 1. 4) Telle est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie, dont on sait qu'après la mort de Jésus, le disciple Jean l'a prise chez lui. Que devient-elle alors ? Une tradition la fait vivre quelque temps avec Jean à Ephèse. Mais c'est sans doute à Jérusalem qu'elle termine son séjour terrestre. D'après des récits apocryphes remontant au 5ème siècle, les apôtres furent mystérieusement avertis de se retrouver à Jérusalem. Ils purent alors entourer la Mère de Dieu lors de ses derniers instants et de sa Dormition. Trois jours après sa mort, les anges enlevèrent le corps ressuscité de Marie vers le ciel. L'événement marial de ce jour correspond à la fois à la mort, à la résurrection et à l'Ascension du Christ. Au 6ème s., l'empereur byzantin étend à l'ensemble de l'Eglise byzantine une fête mariale le 15 août et lui donne le nom de Dormition de la Mère de Dieu. Cette fête se répand ensuite dans l'Eglise universelle. En Occident elle prend le nom d'Assomption. Les deux dénominations ne font que mettre l'accent sur deux aspects du même mystère.

 

"Béni sois-tu, notre Dieu, en l'honneur de la Vierge Marie! Par elle, ton Fils est venu au monde ; par lui, elle entre dans le monde nouveau de ta gloire. Viens dès aujourd'hui semer ta vie en nos corps, pour qu'un jour nous entrions, nous aussi, dans ton royaume. "

St Macaire le Romain (+1550)

Originaire de Rome, il renonça peu à peu à la vie mondaine du paganisme de la "Renaissance" italienne dans laquelle il s'était engagé. Il estima que cette décadence venait du fait que l'Occident chrétien s'était éloigné de la tradition des Pères de l'Eglise. Il se tourna alors vers l'Eglise Orthodoxe d'Orient et partit pour la Russie, le seul pays où l'Orthodoxie était libre. A Novgorod, il choisit la vie monastique dans le monastère fondé par saint Antoine le Romain 4 siècles plus tôt. Il le quitta quelque temps après pour se retirer dans la solitude, où de nombreux disciples vinrent le rejoindre. Saint Macaire dut établir un typikon, une règle monastique puis il en laissa la direction à l'un de ses disciples.

Bx Isidore Bakanja (1885-1909)

Bakanja est né dans la Rép. Dém. du Congo. Encore très jeune, il part de son village chercher du travail. Il est embauché comme aide-maçon. Petit à petit il se fait une réputation de travailleur intègre et très consciencieux. Il côtoie des chrétiens de Bolokwa Nsimba, une mission ouverte par des pères Trappistes, et demande de s'instruire et de devenir chrétien. Le 6 mai 1906, il reçoit le baptême et le jour même, le scapulaire de Notre Dame du Mont Carmel. Une fois expiré le contrat, Bakanja se rend à Busira, où il est engagé comme domestique par un blanc de la S.A.B. (Société Anonyme Belge). Ici aussi Bakanja se fait apprécier pour ses qualités humaines: travailleur infatigable et sincère. Lorsque son employeur est nommé à un autre poste où il sera l'adjoint de M. Van Cauter, Bakanja accepte de le suivre. Pour Bakanja s'annoncent des jours difficiles. En effet, M. Van Cauter est un homme très dur, qui n'aime pas les Africains convertis à la religion chrétienne. Il défend à Bakanja d'enseigner la prière à ses compagnons de travail et lorsqu'un jour il voit le scapulaire que Bakanja porte au cou, il le punit par vingt-cinq coups de chicote. La punition se répétera plusieurs fois, car Bakanja n'est pas chrétien à refuser de manifester librement et ouvertement sa foi. Van Cauter crie, furieux, que c'est lui le patron et qu'il ne veut pas de chrétiens dans ses plantations, et il le frappe. C'est un bon Samaritain qui, horrifié à la vue de ce malheureux couvert de plaies, le recueillit et le conduisit dans son propre village. Isidore y reçoit les premiers soins. Après six mois de souffrances, sa situation empire chaque jour. Le 24 ou le 25 juillet, Bakanja reçoit la visite des missionnaires. Il peut se confesser, recevoir l'onction des malades et la communion. Il leur dit qu'il a pardonné à celui qui lui a fait du mal et qu'il priera pour lui du ciel. Le dimanche, 15 août 1909, les chrétiens se réunissent devant la maison où il se trouve. Le malade est rayonnant de joie de pouvoir unir sa voix à celle de la communauté. Au grand étonnement de l'assemblée, il se lève et fait quelque pas, en silence, le chapelet à la main. Après il se couche de nouveau. Puis il entre en agonie et s'éteint. Au cou, il a toujours le scapulaire.

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