12 août

(4 références)

 

  St Euplus (+304)

icône contemporaine

A ce moment, les Livres Saints étaient interdits et devaient être livrés aux instances officielles. Le diacre Euplus, vint devant le tribunal pour montrer qu'il entendait conserver des livres interdits par les décrets impériaux. Arrêté, il fut soumis à la torture, mais en vain. Il fut conduit au supplice avec l'évangile qu'il avait lors de son arrestation. On le lui suspendit au cou. Il fut décapité.

  Ste Jeanne de Chantal (1572-1641)

icône contemporaine, USA

Veuve à 28 ans du Baron de Chantal dont elle avait eu quatre enfants, elle rencontra en 1604 St François de Sales, qui fut pour elle le meilleur des amis et son père spirituel. Ensemble il fondèrent à Annecy l'ordre de la Visitation, pour des femmes de santé fragile, ne pouvant supporter la vie austère des autres couvents.

 

 

"Pour ce qui est de vous, ma très chère fille, pour Dieu ne vous regardez point ni le chemin par lequel Dieu vous conduit, mais seulement regardez Dieu et le laissez faire, vous contentant d'être toute sienne en toutes vos actions... Que cela vous suffise qu'il daigne se servir de votre chétivité et inutilité."

  Bx Carl Leisner (1915-1945)

Originaire de la petite ville de Clèves, Carl a 18 ans quand Hitler accède au pouvoir. Alors que l'Allemagne accueille le chef nazi comme un libérateur - il y a 7 millions de chômeurs - Carl rejette instinctivement le Führer et le nazisme. Son journal intime, qu'il tient depuis l'âge de 12 ans, en témoigne. En 1933, il est chef de la jeunesse catholique de la région de Clèves. Un an plus tard, il l'est pour l'ensemble du diocèse de Munster en Westphalie. C'est un merveilleux entraîneur de jeunes. Randonnées à pied et en vélo, camps, exploration de la nature, guitare et chants : les jeunes le suivent dans l'enthousiasme. Au cœur de son action : le Christ. En 1934 alors que les foules vocifèrent " Heil Hitler ", il écrit dans son journal " Christ est ma passion, Heil ! " Il hésite longtemps entre le mariage et le sacerdoce. Fonder une famille chrétienne, quelle merveille ! L'appel au sacerdoce l'emporte. Il est ordonné diacre en 1939. Huit mois plus tard, il est arrêté et déporté dans le camp de concentration de Dachau. Il y atteint un sommet de sainteté ! Le 17 décembre 1944, il est ordonné prêtre, en secret, par Mgr Piguet, évêque de Clermont-Ferrand. Grandiose événement de catacombes ! Il est déjà atteint à mort. En août 1945, il meurt, à 30 ans, purifié, comme l'or passé au feu...

  Bx Maurice Tornay (1910-1949)

 

Fils de paysans suisses, Maurice est le septième d'une famille de huit enfants. Il rentre Grand Saint-Bernard en 1931. De là, il écrit à sa famille : « Je n'ai jamais été aussi libre. Je fais ce que je veux, je peux faire tout ce que je veux, car la volonté de Dieu m'est exprimée à chaque moment, et que je veux faire cette seule volonté ». la Congrégation du Grand Saint-Bernard est alors sollicitée par les missions étrangères de Paris pour envoyer dans l'Himalaya quelques religieux habitués à la vie en montagne. Un premier groupe part en 1933 pour le Yunnan mais Maurice Tornay, souffrant, ne peut en faire partie. Le 8 septembre 1935, il prononce ses vœux solennels. Le prévôt décide de renforcer l'équipe de Chanoines en place au Yunnan en leur envoyant trois autres religieux, dont Maurice Tornay. Après avoir passé avec succès ses examens de théologie, Maurice Tornay est ordonné prêtre le 24 avril 1938. En septembre 1939, la Seconde Guerre mondiale éclate. La Chine est envahie par le Japon, et la zone de mission de Maurice est occupée militairement, ce qui entraine la disette et des soulèvements populaires et des pillages. Le jeune prêtre se voit contraint de mendier pour se nourrir. En mars 1945, alors que la guerre n'est pas encore terminée, le p. Tornay est nommé curé de l'église catholique de Yerkalo à 2 650 mètres d'altitude. C'est un poste difficile, plusieurs prêtres y ayant déjà été tués, et l'hostilité des autorités locales est grande. Sur place, il se heurte au lama Gun-Akhio qui refuse sa présence et le menace ouvertement. Le 26 janvier 1946 au matin, une quarantaine de lamas envahissent la résidence du missionnaire, la détruisent et emmènent de force le Père Tornay au Yunnan. Toutefois, malgré les menaces réitérées, il continue à prier et à proclamer l'Évangile. Au début du mois de mai 1946, le p. Tornay reçoit une lettre du Gouverneur de Chamdo, suprême autorité civile de l'est du Tibet. Celui-ci lui promet sa protection et l'invite à revenir à Yerkalo. Le 6 mai, il se met en route, mais est tout de suite arrêté par Gun-Akhio. Il projette alors d'aller plaider sa cause auprès du 14e Dalaï-lama à Lhassa au Tibet et de lui demander d'octroyer la liberté religieuse aux Chrétiens de Yerkalo. Le 10 juillet 1949, il entreprend un long et pénible voyage qui dura deux mois. Le 11 août 1949, il arrive près de la frontière, aux abords du col de Choula, à 3 000 mètres d'altitude. Il est pris dans une embuscade et est mortellement atteint par des balles tirées par quatre lamas. Selon François Goré, un missionnaire de Sichang, cinq hommes armés, qui auraient été à la solde des lamas de Yentsing (Yerkalo), tuèrent et dépouillèrent Tornay et l'un de ses trois domestiques s'emparant de leurs 4 mulets. Il est enterré dans le jardin de la mission de Yerkalo.

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