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 Sts éducateurs 2013 25 x 20 cm

St Jean Baptiste de la Salle : Il est jeune séminariste quand il doit prendre en charge ses six frères et soeurs plus jeunes, à la mort de ses parents. A cause de ces responsabilités familiales, il hésite à poursuivre jusqu'au sacerdoce. Poussé par son père spirituel, il accepta de devenir prêtre à 27 ans. L'éducation de la jeunesse le passionne. Il ouvre des écoles gratuites pour les petites filles puis pour les petits garçons. Pour les éduquer, il fonde une congrégation : les Frères des Ecoles chrétiennes. Pour s'y consacrer, il renonce à sa charge de chanoine qui lui assurait des ressources et distribue aux pauvres sa part d'héritage. Le bon bourgeois rémois partagera désormais la pauvreté de ses frères. Malgré les procès que lui font les maîtres d'écoles pour concurrence illicite, malgré les contradictions à l'intérieur même de son Ordre, saint Jean-Baptiste poursuit son oeuvre, inventant une spiritualité et une pédagogie nouvelles. Il meurt un Vendredi Saint, lui dont le coeur, des années durant, avait été transpercé par les trahisons et les calomnies.

St Jean Bosco : Fils de paysans, il est né dans le Piémont. Après son ordination en 1841, il se voua à l'éducation des garçons pauvres de Turin, les accueillant de plus en plus nombreux. Ses "enfants" seront bientôt des centaines et tous se feraient couper en morceaux pour Don Bosco. Sa mère, Maman Marguerite, vient s'installer près de lui et jusqu'à sa mort, elle leur cuira la polenta et ravaudra leurs vêtements. Très marqué par la spiritualité de saint François de Sales, Jean Bosco invente une éducation par la douceur, la confiance et l'amour. Pour ses garçons, il fonde l'Oratoire, l'Oeuvre, qui sera à l'origine de la congrégation des prêtres salésiens. Pour les filles, il fonde la congrégation de Marie-Auxiliatrice. Don Bosco mourra, épuisé, en butte à l'hostilité de son évêque qui ne le comprend pas, mais entouré de ses disciples.

Ven. Jacques de Jésus : Né en 1900, dans une famille pauvre et laborieuse, le petit Lucien Bunel veut devenir « un grand monsieur le curé ». Les campagnes déchristianisées, les enfants livrés à eux-mêmes donnent à sa passion d’apôtre et d’éducateur de s’éveiller et de s’affermir. Quelques mois avant son ordination diaconale, il est nommé professeur au collège Saint Joseph du Havre et se donne tout entier à sa nouvelle tâche. Il est ordonné prêtre le 11 juillet 1925. Il répond à de nombreuses demandes et se laisse dévorer par mille et une activités. Mais en secret, au profond de son coeur, il entend l’appel à suivre Jésus au désert. Après bien des luttes intérieures et extérieures, il quitte le diocèse de Rouen et entre dans l’Ordre des Carmes Déchaux à Avon où il devient le fondateur et le directeur du petit collège. Il va y déployer les multiples ressources pédagogiques de son âme d’éduca- teur. En janvier 1943, il accueille sous une identité d’emprunt, trois enfants juifs. Le 15 janvier 1944, avec le Père Jacques, ils sont arrêtés par la Gestapo. Celui qui porte le nom “de Jésus” est ému comme son Maître, le Christ, par la détresse des compagnons d’infortune qu’il rencontre à la prison de Fontainebleau. Il fait le choix de suivre ses camarades d’infortune, de se faire le compagnon de chacun d’eux dans la nuit de l’horreur et de l’angoisse. Flamme d’espérance dans l’enfer des camps. Dans ces lieux de mort et de déchéances programmées, il parvient à célébrer l’Eucharistie et à donner le pardon de Dieu, manifestant ainsi le triomphe de la Vie, signifiant la victoire sur le mal. Quelques semaines après la libération du camp de Mauthausen par les américains, le 2 juin 1945, il s’éteint, revêtu de l’habit du Carmel. C'est son histoire qui a inspiré Louis Male pour son magnifique film "au revoir les enfants".