9 septembre

(9 références)

 

  Sts Joachim et Anne (1er siècle)

20 x 13 cm , 20052

Marie est présentée dans les Evangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur. Mais dans les quatre Evangiles, qui sont entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, nulle mention n'est faite de sa famille à elle, sans doute fixée aussi à Nazareth.
La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim ("Dieu accorde") et Anne ("La Grâce - la gracieuse"). Les évangiles apocryphes en font un couple discret, mais bien réel car il a su accueillir, éduquer Marie et l'éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu'ils ignoraient.
Le culte de sainte Anne apparaît dès le 6ème siècle dans certaines liturgies orientales et, au 8ème siècle dans les liturgies d'Occident.

  St Poemen le grand (+450)

icône contemporaine

"Un frère interrogea Abba Poemen : « Si je suis témoin de la faute d’un frère, est-ce bien de la cacher ? » L’ancien lui répondit : « A l’instant où nous couvrirons la faute du frère, Dieu aussi couvrira la nôtre ; à l’instant où nous la dévoilerons, Dieu, lui aussi, dévoilera la nôtre. "
" La nature de l'eau est molle, celle de la pierre est dure. Une outre suspendue au-dessus d'une pierre, faisant tomber l'eau goutte à goutte, transperce la pierre. Ainsi en est-il de la Parole de Dieu. Elle est tendre et le coeur de l'homme est dur. Mais la Parole de Dieu peut le transpercer."

L’Église copte fait aujourd’hui mémoire d’Abba Poemen, moine du désert d’Egypte, qui vécut au cours des IVe et Ve siècles. Reconstruire avec exactitude sa figure historique constitue l’un des casse-tête les plus complexes de l’hagiographie moderne. Ce qui est pourtant sûr, c’est que Poemen fut considéré comme porteur d’enseignements d’un telle envergure qu’on lui attribua plus du huitième de tout le corpus des Apophtegmes des pères du désert.
D’après cette littérature, il naquit vers 350, vécut dans l’établissement monastique de Scété où il s’était retiré avec six frères, et il entra en contact avec les plus grandes figures spirituelles de ce temps-là. On rapporte de lui des paroles pleines de sens sur le thème du discernement spirituel, qui, selon Poemen, est le fruit de la connaissance de sa propre fragilité et de celle d’autrui. L’humilité seule, donc, le non-jugement, le refus de faire des comparaisons, peuvent conduire un homme à connaître ce qu’il est possible de connaître de soi-même et du frère qui se tient à ses côtés. C’est de cette disposition que jaillissent l’acceptation de l’autre et la miséricorde, qui seules mettent le croyant en chemin sur les traces du Dieu révélé par Jésus Christ.

  Bx Alain de la Roche (+1475)

icône contemporaine

Né près de Plouër sur Rance (Côtes d'Armor) vers1428, il fut un grand prédicateur dominicain, parcourant la France, l'Allemagne et les Pays Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire. Il fonda la première à Douai. Il coordonna le chapelet et l’enrichit en y ajoutant les méditations, ainsi que la vie de Jésus et de Marie. Il l’appella le chapelet du Rosaire parce qu’il ressemblait à un bouquet de roses qu’on dépose aux pieds de la Vierge.

  St Pierre Claver (+1654)

Il naît près de Barcelone dans une famille de paysans espagnols. Doué, il fait des études chez les jésuites avant d'entrer à 20 ans au noviciat de la Compagnie de Jésus à Tarragone. On l'envoie au couvent de Majorque où il se lie d'amitié avec le frère st Alphonse Rodriguez, le frère portier qui lui parle des Amériques. Alors grandit en lui le désir de partir en mission dans le Nouveau Monde. Au terme de son voyage, il parvient en 1610 en Colombie, à Carthagène, où il devient prêtre. Dans ce port arrivent par centaines les esclaves noirs, entassés dans les cales des navires des négriers. Leur souffrance et leur déchéance sont indescriptibles. Ils sont traités comme des animaux. Il les nourrit, les soigne, les habille, les console, les évangélise. Il se consacre aussi aux condamnés à mort et à tous les plus misérables, quarante ans de dévouement marqués de nombreuses conversions devenu par un vœu spécial "esclave des Nègres pour toujours". L'on estime à près de trois cent mille ceux qu'il régénéra de sa propre main, par le baptême du Christ. Il meurt, épuisé physiquement et moralement. St Pierre Claver est le patron des esclaves, des missions étrangères et des personnes de couleur noire. Il est invoqué pour combattre l’esclavage et pour favoriser la justice inter raciale.

  Bx Jacques-Désiré Laval (1803-1864)

 

Né à Croth dans l'Eure, il est le fils d'un paysan aisé. Bel homme, très désintéressé et généreux, il se fit médecin et exerça cinq ans en pays normand. Il recouvra une foi vivante à la suite d'une chute de cheval et décide alors de se donner à Dieu. Il entre dans la Congrégation des Pères du Saint Esprit, est ordonné prêtre en 1838 et envoyé à l'île Maurice en 1841. Il y trouve 75.000 Noirs fétichistes que les colons traitent à peu près comme des bêtes. Quand il mourut vingt-trois ans plus tard, ils étaient devenus un bloc compact de chrétiens instruits et pratiquants dont les descendants constituent l'Eglise catholique mauricienne, forte de 250.000 fidèles actuellement. Humble parmi les humbles, il mit en oeuvre une des initiatives remarquables qui déterminera tant de conversions : il s'adjoignit des laïcs comme chefs de prière en multipliant les lieux de culte, des catéchistes, des responsables de petites communautés chrétiennes, c'est-à-dire des pauvres, évangélisateurs des pauvres. Le père Laval portait une soutane rapiécée et voyageait à dos d’âne. Il vivait retiré dans un petit pavillon de bois, dans la cour du presbytère pour recevoir ses « chers Noirs », ébahis de s’entendre appeler « Monsieur » ou « Madame ». Le père Laval, d’abord seul puis secondé par d’autres missionnaires, sut guérir et remettre debout, physiquement et moralement tout un peuple que les nantis se plaisaient à considérer comme marginal. Mais plus les succès augmentaient, plus l’opposition croissait. Les blancs le surnommèrent « la grosse bête noire » et le père Laval dut même assurer ses instructions du soir sous la protection de deux policiers. Une fois l’aversion passée, les sentiments des colons blancs évolueront peu à peu vers la confiance et, pour certains, vers une profonde admiration.

  Bx Francisco Garate Aranguren (1857-1929)

 

Francisco Garate naît dans un hameau du Pays basque espagnol. L’endroit est tout proche du château de Loyola où naquit saint Ignace. La famille de Francisco est une famille nombreuse et modeste de paysans. A 14 ans, il s’engage comme domestique dans un collège de Jésuites à Orduña (Vizcaya). En 1874, il entre comme novice à Poyane (France). Il fait ses premiers vœux le 2 février 1876 et, l’année suivante, se rend au collège jésuite de La Guardia (Galice, Espagne) où il travaille pendant 10 ans comme infirmier auprès des enfants et comme sacristain. Puis, il fait ses vœux perpétuels le 15 août 1887 et il est envoyé à Deusto (Bilbao, Pays basque) comme portier de l’Université. Son ‘service silencieux et humble’, si ordinaire, il l’accomplit, au témoignage de tous, de façon extraordinaire, et cela, grâce à une vie intérieure qui ne saurait manquer de produire des fruits apostoliques. Comme le dit le Saint-Père dans son homélie de béatification : Frère Garate donnait « le témoignage d’une grande bonté à l’égard de tous. C’est ce que purent affirmer tant et tant de personnes qui passèrent par sa loge de portier et qui l’appelaient avec affection : ‘Hermano Finuras’ ‘Frère Courtoisie’. Tous à l’université de Deusto : étudiants, professeurs, employés, parents d’élèves, gens de toute classe et condition, virent dans le Frère Garate l’attitude accueillante et souriante, propre à ceux qui ont toujours le cœur fixé en Dieu. » Pendant 41 ans, il remplit cette fonction de portier à Deusto et c’est là qu’il meurt en 1929.

  Albert Schweitzer (1875-1965)

Né à Kaysersberg, en Alsace, Albert Schweitzer sut mettre pleinement à profit les multiples talents dont il était doté. D'abord organiste de grand renom, il fut l'interprète efficace de Bach ; puis, en sa qualité de pasteur protestant, muni d'une licence libre d'enseignement du Nouveau Testament à l'université de Strasbourg, il publia des études qui furent de véritables bornes milliaires pour l'étude du Nouveau Testament au xxe siècle. Dans ces ouvrages, Schweitzer mit ordre aux nombreux excès de l'époque dans le domaine de la recherche sur le jésus historique, mais il apporta aussi une contribution fondamentale à l'étude de l'exégèse et de la spiritualité paulinienne. Convaincu qu'on ne peut vraiment trouver Jésus qu'en marchant sur ses traces, Schweitzer devint docteur en médecine et ouvrit un hôpital au Gabon, en 1913 ; c'est là qu'il vivra une grande partie de ses jours, entièrement dévoué à la promotion de la vie, qui pour lui constituait la seule base possible pour une éthique humanisante. Albert Schweitzer reçut le prix Nobel de la paix en 1952; à la mort de son épouse, en 1957, il retourna à Lambaréné, où il lutta jusqu'à la fin pour donner la vie à ses malades.

   St Alexandre Men (1935-1990)

icône contemporaine

" Peut-être le christianisme s'est-il providentiellement fractionné en différentes tendances ; autrement, il serait sans doute devenu homogène et contraignant. Connaissant la tendance des êtres humains à l'intolérance, Dieu les a divisés pour que chacun, à sa place, dans son jardin, fasse croître ses fruits. Viendra le temps où cette moisson sera rassemblée en un seul grand champ, qui conservera tout le meilleur de la culture spirituelle de l'homme et, à l'intérieur de l'homme l'image et la ressemblance de Dieu. "

A l'aube du 9 septembre 1990, alors qu'il se rend dans sa paroisse pour y célébrer la divine liturgie, Alexandre Men fut assassiné à coups de hache ; il était prêtre du patriarcat de Moscou et animateur de tout premier plan de la renaissance culturelle et spirituelle de la Russie après la chute du régime soviétique. Il était né en 1935 dans une famille d'origine juive, et avait vécu son expérience de chrétien, dès le commencement au milieu de mille difficultés. Baptisé clandestinement, le jeune Alexandre, en 1958, s'était vu annuler son diplôme de fourreur parce qu'il fréquentait les cercles intellectuels chrétiens. Il fut cependant ordonné prêtre en 1960 et acquit tout seul une culture théologique plus que remarquable, spécialement dans le domaine des sciences de la Bible et de l'histoire des religions. Il maintint un étroit réseau de contacts secrets avec les intellectuels chrétiens dispersés dans l'ensemble du territoire moscovite et développa un ministère pastoral intense dans les paroisses où il fut peu à peu assigné. Partout, il se montra un maître dans la prière et l'amour des Écritures. Maintes fois soumis à des interrogatoires de la part du KGB, il devint le représentant le plus en vue de la renaissance culturelle de l'Église russe vers la fin des années 1980: de fait, il fonda des universités pour laïcs et des écoles de catéchèse ouvertes au peuple. C'est sans doute pour cette raison, et non pour ses origines juives, qu'un personnage haut placé, après différents avertissements, décida de mettre un terme à son infatigable activité de prédicateur de l'Évangile.

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