6 septembre

(4 références)

 

  Miracle de St Michel à Choné

icône russe, Novgorod XVIe

En Phrigie, en un lieu nommé Chérétopa, jaillit miraculeusement de la terre une source qui guérissait toute maladie. Un des nombreux fidèles, dont la fille avait été guérie par cette eau, fit construire sur les lieux, en signe de reconnaissance, une belle petite église dédiée à l'Archange Michel. Quatre-vingt dix ans plus tard, vint s'installer dans cette église, pour y pratiquer l'ascèse et servir de sacristain, un jeune homme, nommé Archippe, originaire de Hiérapolis. Mais il fut rapidement persécuté par les païens des environs. Après avoir à plusieurs reprises insulté et frappé le jeune Archippe, ils essayèrent une nuit de boucher la source; mais en vain, car le Saint Archange était invisiblement présent pour les en empêcher. Ils tentèrent alors d'engloutir sous les eaux l'église et ceux qui la fréquentaient en faisant un barrage en amont, et en le rompant brutalement. Mais l'Archange Michel apparut au bienheureux Archipe, le rassura et se tint debout face aux eaux furieuses qui dévalaient la colline. Au moment où elle parvinrent à lui, il frappa la pierre du bâton qu'il tenait en main, et le rocher se fendit alors, laissant passer les eaux, comme dans une gorge naturelle, en les détournant de l'église. C'est parce que le fleuve est depuis lors comme absorbé par le rocher qu'on a appelé ce lieu «Chonais» («chônè» = creuset, entonnoir), à la gloire de Dieu et en l'honneur du Saint Archange Michel.

  Ste Bègue (VIIème siècle)

Connue aussi sous le nom de Bee, princesse d'origine irlandaise, elle aurait fui pour ne pas se marier et serait arrivée miraculeusement au Cumberland en Angleterre. Conseillée par saint Oswald et par saint Aidan qui reçut ses vœux, elle vécut dans un ermitage sur la côte du Cumberland et y fonda un monastère, dans le lieu qui reçut ensuite son nom. Elle est aussi vénérée dans le village de Kingbees en Écosse.

 

  Bx Bertrand de Garrigues (1195-1230)

Ordonné prêtre, il entre d’abord chez les Cisterciens. Il devient plus tard disciple de St Dominique et lui apporte une aide précieuse dans son combat contre l’hérésie albigeoise et dans son projet de fondation de l’Ordre des Frères Prêcheurs. Après avoir pris l’habit des Dominicains, il est envoyé à Paris pour y superviser l’implantation de l’Ordre, conjointement avec Matthieu de France. Au fil des années, il développe une grande amitié avec St Dominique, qu’il accompagne dans ses nombreux déplacements. Il est aussi témoin de plusieurs de ses miracles. Nommé Provincial de Provence, il poursuit sa mission d’évangélisation et décède alors qu’il est en train de prêcher aux sœurs Cisterciennes de Sainte-Marie-des-Bois, près de Garrigues.

  St Maxime Sandovitch (+1914)

Il naquit en Ruthénie, entre la Pologne et la Slovaquie, dans cette région alors rattachée à l'empire austro-hongrois. Gréco-catholique par sa famille, il entra dans un monastère de sa région natale, mais déçu par la vie de ces moines, il se tourna vers l'Orthodoxie et entra au monastère de Potchaev en Ukraine occidentale. Le métropolite de Kiev le remarqua et l'ordonna prêtre pour desservir les communautés orthodoxes issues du catholicisme. Il fut arrêté et emprisonné à Lvov pour avoir célébré dans une Eglise interdite par la loi, accusé de collaborer avec les Russes ennemis des Autrichiens. Après deux ans d'un dur emprisonnement, il fut libéré, mais lorsqu'éclata la première guerre mondiale, il fut à nouveau arrêté et fusillé sur le champ.

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