6 septembre

(6 références)

 

  Miracle de St Michel à Choné

icône russe, Novgorod XVIe

En Phrigie, en un lieu nommé Chérétopa, jaillit miraculeusement de la terre une source qui guérissait toute maladie. Un des nombreux fidèles, dont la fille avait été guérie par cette eau, fit construire sur les lieux en signe de reconnaissance, une belle petite église dédiée à l'Archange Michel. Quatre-vingt dix ans plus tard, vint s'installer dans cette église, pour y pratiquer l'ascèse et servir de sacristain, un jeune homme, nommé Archippe, originaire de Hiérapolis. Mais il fut rapidement persécuté par les païens des environs. Après avoir à plusieurs reprises insulté et frappé le jeune Archippe, ils essayèrent une nuit de boucher la source, en vain, car le St Archange était invisiblement présent pour les en empêcher. Ils tentèrent alors d'engloutir sous les eaux l'église et ceux qui la fréquentaient en faisant un barrage en amont, et en le rompant brutalement. Mais l'Archange Michel apparut au bienheureux Archipe, le rassura et se tint debout face aux eaux furieuses qui dévalaient la colline. Au moment où elle parvinrent à lui, il frappa la pierre du bâton qu'il tenait en main, et le rocher se fendit alors, laissant passer les eaux, comme dans une gorge naturelle, en les détournant de l'église. C'est parce que le fleuve est depuis lors comme absorbé par le rocher qu'on a appelé ce lieu «Chonais» («chônè» = creuset, entonnoir), à la gloire de Dieu et en l'honneur du St Archange Michel.

  Ste Eve de Dreux (?)

icône contemporaine

De temps immémorial, il y avait à Dreux une "croix de Ste Eve" qui aurait été martyre à une époque indéterminée, dans des conditions ignorées, mais la ville la vénère toujours comme sa sainte patronne.

 

  Ste Bega (VIIème ou IXème siècle)

Sa mémoire est inextricablement liée à la ville de St Bees, sur la côte du Cumberland en Angleterre, qui lui doit son nom, et est devenue un centre de pèlerinage et de dévotion populaire pendant des siècles. Selon la tradition, Bega était une princesse irlandaise qui, s'étant consacrée à Dieu dès son plus jeune âge, choisit de fuir sa patrie pour préserver sa virginité et échapper au mariage arrangé avec le fils du roi de Norvège. Après avoir traversé l’Irlande, elle débarqua en Northumbrie où elle reçut le voile monastique des mains de St Aidan, évêque de Lindisfarne, et mena d’abord une vie d’ermite dans des lieux isolés, avant de devenir l'abbesse d’une communauté féminine, et de fonder un monastère dédié à la Vierge sur le promontoire qui porte aujourd’hui son nom.

  Bx Bertrand de Garrigues (1195-1230)

Ordonné prêtre, il entra d’abord chez les Cisterciens. Il devint plus tard disciple de St Dominique, et lui apporta une aide précieuse dans son combat contre l’hérésie albigeoise, et dans son projet de fondation de l’Ordre des Frères Prêcheurs. Après avoir pris l’habit des Dominicains, il fut envoyé à Paris pour y superviser l’implantation de l’Ordre, conjointement avec Matthieu de France. Au fil des années, il développa une grande amitié avec St Dominique, qu’il accompagna dans ses nombreux déplacements. Il fut aussi témoin de plusieurs de ses miracles. Nommé Provincial de Provence, il poursuivit sa mission d’évangélisation et décèda alors qu’il est en train de prêcher aux sœurs Cisterciennes de Sainte-Marie-des-Bois, près de Garrigues.

  St Maxime Sandovitch (+1914) (CJ : 24 août)

icône contemporaine

Il naquit en Ruthénie, entre la Pologne et la Slovaquie, dans cette région alors rattachée à l'empire austro-hongrois. Gréco-catholique par sa famille, il entra dans un monastère de sa région natale, mais déçu par la vie de ces moines, il se tourna vers l'Orthodoxie et entra au monastère de Potchaev en Ukraine occidentale. Le métropolite de Kiev le remarqua et l'ordonna prêtre pour desservir les communautés orthodoxes issues du catholicisme. Il fut arrêté et emprisonné à Lvov pour avoir célébré dans une Eglise interdite par la loi, accusé de collaborer avec les Russes ennemis des Autrichiens. Après deux ans d'un dur emprisonnement, il fut libéré, mais lorsqu'éclata la première guerre mondiale, il fut à nouveau arrêté et fusillé sur le champ.

  Bx Olinto Marella (1882-1969)

Olinto Marella naquit dans un village de pêcheurs, près de Chioggia. Ordonné prêtre en décembre 1904, il fut directement appelé à l'enseignement au séminaire de Chioggia. Dans le même temps, il se préoccupait de l'analphabétisation d'une grande partie de la population et créa alors la "Récréation Populaire" et une école maternelle. Il avait toutefois un style pastoral peu commun pour l'époque et fut soupçonné de "modernisme", notamment à cause de sa fréquentation du théologien Romolo Murri. Ils se connaissaient en effet depuis le séminaire, et partageaient des idées communes en matière d'aide aux pauvres et d'engagement social. Don Marella fut alors renvoyé du diocèse et interdit d'exercer le ministère sacerdotal. Il accueillit cette sanction sans réclamer justice, par obéissance à l'Église, quitta son diocèse non sans souffrances, et pendant seize ans, enseigna la philosophie dans diverses villes italiennes. Tous ceux qui le côtoyaient était édifiés par sa pédagogie, ses œuvres en faveur des pauvres et sa fidélité à l'Église qu'il ne critiqua jamais. Devant une telle attitude, le cardinal Mario Nasalli Rocca décida, en 1925, de le réhabiliter et de lui restituer la prêtrise, et l'accueilla dans son diocèse de Bologne. Dès qu'il eut repris son ministère sacerdotal, Don Marella s'occupa de l'accueil des orphelins et de l'éducation religieuse des enfants. Il s'en allait dans les périphéries des villes, dans les milieux les plus défavorisés et en 1934, il fonda le "Pieux Groupe d'Assistance religieuse dans les Agglomérations des plus pauvres". Il ouvrait sa porte à tous ceux qui venaient frapper chez lui, accueillait tous ceux qui était dans la nécessité. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sauva la vie à un groupe de juifs, et cacha chez lui une trentaine de militaires destinés à la déportation. Il sauva aussi un père de famille qui était déjà devant le peloton d'exécution, et une religieuse arrêtée par les nazis. Après la guerre, il créa la "Cité des Enfants", et pour nourrir les enfants qu'il accueillait, allait mendier plusieurs heures par jour dans la rue et sur les places de Bologne. Encore une fois, son style fut parfois considéré comme excessif par ses confrères. Toutefois, il devint une figure de la ville de Bologne. Ses œuvres croissaient, et de nombreux volontaires venaient l'aider pour la prise en charge des orphelins et des enfants pauvres. Un second refuge fut créé à San Lazzaro di Savena. Vivant dans une grande austérité, pauvre parmi les pauvres, il continua son apostolat auprès la jeunesse démunie jusqu'à sa mort. Don Marella fut aussi recherché pour ses conseils spirituels. C'est notamment lui qui accompagna Ste Gianna Beretta Molla dans sa maladie, et eut beaucoup de liens avec la Bse Maria Bolognesi, qui lui envoyait des enfants pauvres et venait prendre conseil auprès de lui. Don Marella mourut le 6 septembre 1969. Des centaines de personnes assistèrent aux funérailles du "saint". Son œuvre continua à Bologne, avec plus de deux cents volontaires, qui accueillait drogués, migrants, filles mères et enfants sans ressources.

 

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