1er septembre

(5 références)

 

  Ste Vérène (fin IIIème- début IVème siècle)

icône contemporaine

Sous le règne de l'empereur Dioclétien (284-305), deux légions thébaines furent envoyées en Europe pour renforcer la défense de la route militaire qui allait de la Ligurie à Cologne. Plusieurs chrétiens membres de ces légions furent martyrisés pour avoir refusé de massacrer leurs coreligionnaires et de sacrifier aux dieux païens : parmi eux, saint Maurice, saint Félix, sainte Régula et saint Exuperantius sont toujours très vénérés en Suisse.Véréna, dont le nom signifie «fruit de Thèbes » était la fille unique d'une noble famille thébaine ; elle fut baptisée et élevée dans la foi chrétienne par un évêque du nom de Chaeremon. Proche parente de plusieurs membres de la légion thébaine envoyée en Europe, elle les rejoignit et partit avec eux pour leur apporter son assistance. Après leur martyre, elle vécut en ermite, pratiquant l'ascèse et accueillant les pauvres et les malades, en particulier les lépreux, qu'elle soignait et guérissait. Son activité apostolique et sa popularité lui valurent quelques jours d'emprisonnement, au cours desquels saint Maurice, son cousin, lui apparut pour la réconforter Elle reprit ensuite sa vie d'ermite et de thaumaturge, et reçut avant son départ vers le ciel la visite de la Vierge Marie.

Elle est patronne de la ville de Zurzach et les lieux de culte qui lui sont dédiés sont nombreux en Suisse, où elle est très populaire.

On la représente avec une cruche et un double peigne de type égyptien, symbole de ses activités charitables; c'est ainsi qu'elle apparaît sur les armes de la ville de Staffa, dans le canton de Zurich.

Si le culte de Véréna est très répandu en Europe, ce n'est qu'à l'époque contemporaine qu'il a commencé à se développer en Egypte : en 1986, une partie des reliques de la sainte a été remise par l'évêque du canton de Zurich à une délégation copte pour être transférée en Egypte. En 1989, une association intitulée « La Famille de Sainte Véréna », dépendante du patriarcat copte orthodoxe, a été créée en vue du service spirituel, social et sanitaire des personnes les plus défavorisées des quartiers populaires d'Egypte. Le 22 février 1994, le pape Shénouda III a consacré une église du complexe patriarcal d'Abba Rueiss au Caire à saint Maurice et sainte Véréna.

  St Syméon stylite (390-459) - Début du calendrier liturgique

icône contemporaine

Il avait treize ans et gardait les moutons de son père quand il entendit ce verset de l'Évangile : " Malheur à vous qui riez à présent, car le jour viendra où vous pleurerez " (Lc 6, 25). Ce fut cette parole qui le décida à quitter ses parents et à se joindre à des solitaires, pour partager leurs austérités. Il vécut ensuite dix ans au monastère de Téléda d'où ses mortifications insolites le firent finalement congédier. Gagnant alors Tellnesin, près d'Antioche, il s'y établit dans une cellule dont on murait durant tout le carême jusqu'au matin de Pâques sans nourriture. Comme beaucoup de ses visiteurs ne voulaient pas repartir sans emporter quelque parcelle de ses vêtements, Syméon résolut d'échapper à leurs importunités en vivant désormais sur une colonne (stulos). Il s'y tenait debout, sans abri, exposé aux intempéries, absorbé dans une prière quasi continuelle. Les jours de fête, il adressait au peuple deux exhortations et en tout temps répondait avec aménité à ceux qui, tel parfois l'empereur de Byzance, recouraient à ses conseils. Nombreuses furent les guérisons corporelles et spirituelles qu'il opéra. Syméon était aimable, courtois, et le moins contrariant des hommes. Pour plaire à des grincheux que la vue de sa colonne offusquait, il offrit d'aller s'établir ailleurs; et il l'eût fait si l'évêque d'Antioche ne l'en avait empêché. Un jour que des pèlerins gaulois s'étaient arrêtés au pied de sa colonne, il leur fit promettre de porter à sainte Geneviève, en repassant par Paris, ses meilleurs compliments.

  St Leu ou Loup de Sens (+623)

miniature occidentale, XVe

Ses biographes le montrent humble, amateur de musique et intrépide. Son élection au siège épiscopal de Sens (Yonne) avait fort contrarié Madégésile, abbé de Saint-Remi, qui désirait beaucoup être évêque. S'imaginant qu'en calomniant le nouvel élu, il pourrait le faire destituer et prendre sa place, Madégésile alla raconter à Thierry II, roi des Burgondes, que Loup avait des relations trop tendres avec Eulosie, fille de son prédécesseur Arthème. " Je continuerai à prendre soin d'elle; est-ce parce qu'elle est femme qu'elle doit mourir de faim ?", répondit-il au roi qui l'interrogeait à ce sujet. De quoi celui-ci convint volontiers. Madégésile réussit mieux en 613, chez Clotaire II, roi de Neustrie, qui venait d'annexer la Bourgogne et en voulait à Loup d'avoir combattu cette annexion. Exilé à Ansenne (Somme), le proscrit, au lieu de bouder, se mit à évangéliser les païens des environs. Entre-temps, Madégésile, qui ne restait pas assez dans son couvent, fut tué dans une émeute. Tous les chrétiens de Sens réclamèrent alors le retour de leur pasteur. Saisissant l'occasion de plaire à ses nouveaux sujets, Clotaire le leur renvoya, chargé de présents. La grosse cloche de la cathédrale lui fit un accueil extraordinaire. Elle tintait mélodieusement, dit-on, chaque fois que Loup passait, pour plaire à son oreille de musicien; et sonnait furieusement, sauvagement, quand l'ennemi approchait de la ville. Clotaire voulut l'avoir; mais elle resta muette, tant qu'elle fut chez lui, à Soissons ; de sorte qu'il dut rendre la cloche, comme il avait rendu l'évêque.

  St Gilles (+720)

icône contemporaine

Fils de Théodore et Pélagie, un couple appartenant à la noblesse d’Athènes, il distribue sa fortune aux pauvres à la mort de ses parents ,et se rend jusqu’en France. Arrivé en Arles, il opère un miracle qui lui confère aussitôt une notoriété qu’il cherche cependant à fuir. Il quitte donc la ville et passe près de deux ans dans une grotte des bords du Rhone en compagnie d’un compatriote nommé Vérédème. Mais toujours en quête d’une plus grande solitude, il repart à nouveau et s’installe finalement dans une grotte nichée au creux d’une épaisse forêt des environs de Nîmes. Sa seule compagnie est celle d’une biche, qui demeure auprès de lui en tout temps et lui procure le lait dont il se nourrit. Un jour que le roi et sa suite participent à une chasse dans les environs, un chasseur décoche une flèche en direction de la biche dans l’espoir de la toucher, mais au lieu de cela la flèche va se planter dans la jambe de Gilles. Le roi demande à ses médecins de le soigner, et à partir de ce jour lui voue un grand respect. Bientôt, il fait même bâtir un monastère pour les nombreux disciples qui viennent se placer sous sa direction (Saint-Gilles du Gard) et dont il devient l’abbé. Malheureusement, les hordes de Sarrasins s’abattent bientôt sur la région et provoquent des ravages importants sur les édifices religieux. Gilles et ses religieux s’enfuient alors en direction d’Orléans pour se placer sous la protection de Charles Martel. Peu de temps après, les Sarrasins ayant été contraints à fuir vers l’Espagne, Gilles retrouve les ruines de son monastère et consacre le reste de sa vie à travailler à sa reconstruction.

Ste Douceline (1215-1274)

Née à Digne (Alpes de Haute Provence), Douceline est élevée à Barjols. Après la mort de son père, elle vit à Hyères près de son frère le bienheureux Hugues de Barjols. La très jeune fille se comporte en maîtresse de maison exemplaire et elle s’imprégne de l’esprit franciscain qui commence à souffler sur la ville où les frères cordeliers ont implanté une petite communauté. Elle couche sur la paille, visite les malades, reçoit et sert les pauvres. Hugues, lui aussi édifié par l’enseignement et l’exemple des frères franciscains, décide de se vouer au service de l’Eglise. Douceline consacre toute sa vie aux pauvres et aux malades s’entourant d’autres femmes vouées à la charité. Conseillé par Hugues, elle adopte l’habit de "béguine" et c’est ainsi que se forme à Hyères une communauté de béguines, que les Hyèrois appellent "Dames du Roubaud", du nom de la petite rivière locale près de laquelle elles ont un lieu de réunion et de prière. En 1240, toujours guidée par son frère, elle prononce des vœux de virginité et de pauvreté, imitée par d’autres Dames qui lui donnent le nom de "Sainte Mère" puisqu’elle dirige les prières, les offices et les activités de cette communauté exemplaire. En 1250 Hugues ayant opté pour le couvent de Marseille, il invite sa sœur à venir y créer une autre "Maison du Roubaud" près de l’actuelle église Saint-Théodore. Douceline voit sa nouvelle communauté marseillaise s’étoffer rapidement et on n’hésite pas, dans toute la Provence, à la dire sainte. Ses extases durant les offices de prière contribuent à attirer à elle ceux qui ont confiance en sa puissance d’intercession et on lui attribue plus d’un miracle. Elle meurt épuisée pour s’être trop consacrée à la prière et au dévouement auprès des autres, entourée des sœurs de son ordre et des frères cordeliers qui n’ont cessé de la considérer comme franciscaine.

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