16 novembre

(6 références)

 

  St Matthieu (1er siècle)

icône contemporaine

A Capharnaüm, il y avait un poste de douane. Le fonctionnaire qui tenait ce poste s'appelait Lévi ou Matthieu. Il était fils d'Alphée. Un matin, Jésus l'appelle, Matthieu laisse ses registres et suit Jésus. A quelle attente secrète répond-il ainsi ? En tout cas, il explose de joie, suit Jésus, l'invite à dîner, invite ses amis. Le fonctionnaire méticuleux devient missionnaire et, choisi comme apôtre, il sera aussi le premier évangéliste, relevant méticuleusement les paroles et les actions de Jésus. Ce publicain, méprisé par les scribes, est pourtant le plus juif des quatre évangélistes : 130 citations de l'Ancien Testament. Par la suite, la Tradition lui fait évangéliser l'Ethiopie.

 Ste Céronne (+490)

 

 

Elle naquit à Corneilhan près de Béziers dans une famille païenne. Elle découvrit le Christ et voulut entraîner son frère à sa suite. Ils quittèrent tous deux la maison familiale pour aller jusqu'à Bordeaux, où l'évêque les instruisit et les baptisa.
Accusés quelque temps après de n'être pas frère et sœur, mais de cacher ainsi des moeurs dépravées, ils prirent la résolution de se séparer.
Le frère partit à Rome aux tombeaux des Apôtres et c'est là qu'il termina son pèlerinage terrestre. Céronne, sa sœur, s'en fut dans le diocèse de Sées où l'évêque St Hile l'accueillit.

 

 St Otmar de Saint-Gall (+759)

 

 

Abbé de Saint-Gall, en Suisse, il soignait les lépreux discrètement pour ne pas causer du tort à son abbaye. Accusé injustement de vols par ses ennemis, il préfère se laisser chasser de son monastère plutôt que d'entamer des polémiques stériles et dévastatrices pour son monastère. Il sera relégué dans une île du Rhin dans le canton d'Argau. C'est là qu'il meurt de misère et de mauvais traitements.

 

  Ste Marguerite d'Ecosse (+1093)

icône contemporaine

Petit fille du roi d'Angleterre, elle se réfugia en Ecosse lors de l'invasion normande. Elle deviendra l'épouse du roi Malcom III dont la piété était fort grande. Il associait sa femme aux affaires du royaume et son règne durant quarante ans fut des plus heureux : huit enfants dans un foyer très uni et un pays bien géré malgré des luttes avec les envahisseurs normands. Au cours de sa vie, Marguerite fonda plusieurs abbayes et profita de sa position privilégiée pour obliger le roi à entreprendre plusieurs réformes importantes du royaume. Elle se dévoua également beaucoup pour les pauvres et utilisa une partie de sa fortune pour racheter des esclaves. Elle mourut quelques jours après l'assassinat de son époux par les Normands d'Angleterre. Ste Marguerite d’Écosse est la patronne des familles nombreuses et des reines. Elle est invoquée pour empêcher le décès d’un enfant.

  Ste Agnès d'Assise (+1253)

 

 

 

Sœur cadette de sainte Claire, à la suite de cette dernière, elle dut vaincre les oppositions violentes de sa famille pour embrasser cette vie de pauvreté à la suite du "Petit Pauvre". Après quelques années à Assise, elle ira gouverner à Florence l'un des monastères des "Pauvres Dames" de saint François. Elle le fit avec bonté pour sa communauté et charité pour les pauvres. Elle fonda également des monastères à Venise et à Mantoue. Elle revint mourir à Assise, à Saint Damien, selon son plus cher désir.

 


  Ste Gertrude la Grande (1256-1302)

 

icône d'élève

A cinq ans, la petite Gertrude, qui va devenir "Gertrude la Grande", est confiée pour son éducation au monastère bénédictin de Helfta en Saxe. Elle y trouve une atmosphère de vie spirituelle et intellectuelle intense. Elle a aussi la chance d'y avoir comme maîtresse et conseillère la grande Melchtilde de Hackeborn. Elle s'épanouit dans ce milieu qu'elle ne cherchera pas à quitter. En grandissant elle devient une moniale d'une intelligence rayonnante et d'une vaste culture. Si sa santé fragile la tient souvent éloignée du choeur, sa santé mentale, au contraire, reflète un grand équilibre. A partir de 1291, elle commence à être favorisée de visions qu'elle consignera dans cinq livres. Son expérience mystique s'appuie sur les mystères de la liturgie et reste totalement dépourvue de dolorisme. Elle fait une large place au Christ et tout particulièrement au Sacré-Cœur, " où est enclose toute la vertu de la Divinité. Elle oriente l'âme vers la contemplation sereine et la jouissance de la vie divine dans la resplendissante et toute calme Trinité ".

"Quand, quand est-ce que tu te montreras à moi, afin que je te voie et que je puise avec délices à cette source vive que tu es, mon Dieu ? Alors je boirai, je m'enivrerai dans l'abondance de la douceur de cette source vive, qui sourd des délices de la face de celui que mon âme désire. Ô douce face, quand me combleras-tu de toi ? Alors j'entrerai dans le sanctuaire admirable, jusqu'à la vue de Dieu ; je ne suis qu'à l'entrée, et mon cœur gémit de la longueur de mon exil. Quand me combleras-tu de joie par ta douce face ? Alors je contemplerai et embrasserai le véritable Époux de mon âme, mon Jésus... Là je connaîtrai comme je suis connue, j'aimerai comme je suis aimée ; ainsi je te verrai, mon Dieu, tel que tu es, en ta vision, ta jouissance et ta possession bienheureuse à jamais. "

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