8 mars

(6 références)

 

 St Senan (488-544)

icône contemporaine

Fils d’une famille de cultivateurs irlandais chrétiens. Il reçoit son éducation de St Naul, puis devient moine à Kilmanagh. Il effectue ensuite un pèlerinage à Rome et à Tour (qui à l’époque est un grand centre du monachisme). Fondateur de plusieurs églises et monastères. Vers la fin de sa vie, il se retire sur les bords de la rivière Shannon (qu’on suppose avoir été nommée ainsi en son honneur).

 


  St Félix de Dunwich (+646)

icône contemporaine

Un saint prêtre de Bourgogne qui convertit Sigebert, un roi des Angles, avait été obligé de s'exiler un temps pour échapper à des usurpateurs familiaux. Quand il retourna en Angleterre, il emmena avec lui St Félix et en fit un évêque dans le Suffolk. St Félix fut un bon évêque.

 

 


 St Julien de Tolède (+690)

IA

Né en 642 dans une famille d'origine juive, il étudia à l'école épiscopale de Tolède et y fut le disciple de St Eugène, poète renommé. Il avait pour compagnon le diacre Gudila et les deux amis se consacrèrent à la prière et à l'étude mais leur zèle apostolique les amenèrent à retourner dans le monde pour tenter la conversion des pécheurs. Julien approfondit ses connaissances biblique, théologique, philosophique, historique et poétique, et fut ainsi ordonné prêtre vers 675. Sa connaissance approfondie de la patristique latine et surtout grecque (chose inhabituelle en Occident) lui valut un tel prestige que le roi wisigoth Wamba (672-680) le nomma successeur de l'évêque Quirico de Tolède le 29 janvier 680. Sous son gouvernement diocésain, le patrimoine de la bibliothèque épiscopale s'accrut considérablement. Il présida à divers conciles du royaume wisigoth. Lors du XVe concile, il tint un rôle de premier plan puisque sa position théologique sur les « deux volontés du Christ » est confirmée. Il y obtint également pour son siège, la primauté sur tous les diocèses espagnols. L'arianisme y fut une nouvelle fois condamné. Il est aussi connu pour sa détermination à vouloir convertir les juifs, voulant sans doute les sauver, comme sa propre famille l'avait été... Mort le 6 mars 690, il est enterré en l'église Sainte-Leocadia de Tolède.

 St Théophylacte de Nicomédie (+840)

D’origine modeste, il vint à Constantinople et entra au service du saint patriarche Taraise qui, devant tant de vertus monastiques, le choisit comme évêque de Nicomédie. Il y fit édifier une véritable cité de la charité, avec des maisons particulières pour accueillir et soigner les malades, leur offrant des bains chauds, organisant un hôpital avec médecins et infirmiers, et construisant une église dédiée aux saints médecins Côme et Damien. Pour les indigents de la cité, il avait institué une aumône mensuelle, après un recensement pour qu’aucun ne soit oublié. Il connut l’époque iconoclaste et fut arrêté, exilé et enfermé dans une forteresse, veillant de loin au soin de son Église, comme nous le savons par sa correspondance. Il mourut en exil à Strobile, en Carie, après y être resté pendant près de trente années.

 St Vérémond (XIème siècle)

staute contemporaine, Villatuerta

Originaire de la Navarre, il entra au monastère Notre-Dame d'Hirache à l'âge de douze ans, où son oncle était abbé. Très dévoué à la Mère de Dieu, les moines disaient qu’il parlait avec l’image qu’il avait dans l’église du monastère. À la mort de l’abbé Muni, les moines l’élurent abbé, vers 1052. Sous sa direction, l’abbaye connut une période de splendeur, devenant une étape obligatoire pour les pèlerins qui empruntaient le Chemin de Compostelle. Le roi Sancho Garcés IV de Pampelune accorda de nombreux privilèges au monastère, avec les dons de trois églises, douze monastères et six villas, domaines que son successeur Sancho Ramírez étendit. En 1087, il accorda le privilège, étendu dans toute la communauté monastique d’Irache, que la parole d’un moine soit considérée comme preuve lors d’un procès. Dans la controverse sur la réforme de la liturgie, St Vérémond défendit l’ancien rite mozarabe et envoya à Rome deux des livres liturgiques : le livre de prières (Liber orationum) et le livre antiphonaire (Liber antiphonarum). Le pape Alexandre II, qui avait été informé de la réputation de sainteté de l’abbé, les approuva.

 St Jean de Dieu (1495-1550)

portrait

A huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes. Pendant trente trois ans, il va mener une vie d'errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne. Tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire... Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c'est là qu'un sermon de St Jean d'Avila le convertit. Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous. Puis son dévouement éclôt en oeuvres caritatives. Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité. L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitaliers de St Jean de Dieu. Au moment de mourir, il dira :" Il reste en moi trois sujets d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

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