26 mars

(4 références)

 

Synaxe de l'Archange Gabriel

icône du Mont Sinaï, XIIIe

En ce jour, est célébré dans l'Eglise orthodoxe celui qui a été envoyé par Dieu auprès de la Très Sainte Vierge pour être le messager de la Bonne Nouvelle.

 



Ste Larissa (IVe)

 icône contemporaine

Martyre grecque du IVème siècle, elle fut brûlée vive avec d'autres chrétiens dans leur église, en plein culte par un roi goth encore païen. Elle reste honorée par les Grecs et les Russes.

 

 

St Jean de Dalyatha (VII-VIIIèmes siècles)

 icône contemporaine

"Mes yeux ont été brûlés par ta beauté et, devant moi, la terre sur laquelle j’avançais s’est dévoilée ; mon intelligence est stupéfaite par la merveille qui est en toi et moi, désormais, je me reconnais comme quelqu’un qui n’est pas. Dans mes os une flamme s’est allumée et des ruisseaux ont jailli pour baigner tout mon corps de peur que je ne me consume.
Ô fournaise purificatrice, où l’Artificier a purifié sa créature ! Ô habit de lumière, toi qui nous as dépouillés de notre volonté pour que nous nous en revêtions, maintenant, dans le feu ! ... Heureux ceux qui t’aiment, parce qu’ils sont resplendissants de ta beauté et le don que tu leur fais c’est toi même... "

Le quatrième dimanche de carême, l’Église assyrienne fait mémoire de Jean de Dalyatha, qui compte parmi les plus grands mystiques de l’histoire de la chrétienté. Jean, qu’on appelle encore Sabas ou le « Vieillard », naquit dans la seconde moitié du VII siècle, dans la village de Ardamust, au nord-ouest de Mossoul. Il fut introduit à l’étude des Écritures dans l’école de son village, puis il fréquenta le monastère de Apnimaran et, vers l’an 700, se fit moine dans le monastère de Mar Yozadaq. Sept ans plus tard, il se retira dans la solitude sur la montagne de Dalyatha, sans doute aux environs du mont Ararat ; c’est d’elle qu’il prit son nom. Pendant les années de solitude, Jean approfondit sa vie spirituelle et s’exerça dans l’art de la contemplation, cherchant à discerner le lien étroit qui existe entre la création et son Créateur, et à nourrir son esprit par la rencontre quotidienne avec la nature et ses symboles. Malgré l’éloignement de ses semblables, il ne perdit jamais ces traits de profonde humanité qui caractérisèrent tous ses enseignements.
Lorsqu’il fut rejoint par un certain nombre de disciples, Jean mit par écrit les fruits de sa remarquable expérience intérieure. Influencé par les oeuvres d’Evagre, de Macaire, de Denys l’Aréopagite et de Grégoire de Nysse, il souligna cependant, de façon plus radicale encore que ses maîtres, combien le degré le plus élevé de la vie chrétienne est celui de la charité et de l’amour. Jean mourut à une date qu’on ne saurait préciser, dans cette solitude où, plus qu’à de fuir le monde, il avait appris à aimer toute créature.

St Ludger de Münster (743-809)

 

Originaire d'Utrecht, issu de la noblesse frisonne, il fut étudiant à York pour suivre les leçons du célèbre Alcuin. Des bagarres ayant éclaté entre Anglais et Frisons, il revint à Utrecht et fut alors le disciple de saint Grégoire d'Utrecht. Missionnaire en Frise et en Saxe à la demande de Charlemagne, mais avec d'autres moyens et d'autres méthodes que l'empereur, il y fonda un monastère qui fut à l'origine de la dénomination de sa ville épiscopale : Münster en Westphalie (Allemagne). On raconte cet épisode de sa vie. Convoqué par Charlemagne, il disait son bréviaire en attendant son tour d'audience. Quand il fut appelé, il répondit :"Attendez, je n'ai pas fini la prière de None. - Evêque, lui dit Charlemagne quand il entra, ce n'est pas respectueux de m'avoir fait attendre - Dieu n'est-il pas au dessus de votre majesté ? - C'est vrai" lui répondit alors Charlemagne.

 

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