5 mai

(7 références)

 

  Ste Irène (IVème siècle)

icône contemporaine

Ce n'était qu'une jeune fille quand éclata la persécution à Salonique. Comme beaucoup d'autres, elle s'enfuit dans la montagne pour se cacher, mais elle se reprocha cette lâcheté et revint à la maison. C'est là qu'elle fut arrêtée. Le juge lui offrit la vie sauve si elle apostasiait. Elle refusa et fut brûlée vive.

 

  St Godhard (960-1038)

Godhard fit ses premières études auprès des moines du monastère de Niederaltaich, où son père était employé. Il prononça ses vœux monastiques et devint abbé en 996, d'abord à Niederaltaich, puis bientôt à Hersfeld et au monastère du Tegernsee. Gothard fut un adepte convaincu de la réforme clunisienne, qu'il promut dans les monastères qu'il dirigeait. À la mort de Bernward, Gothard fut choisi en 1022 comme évêque de Hildesheim par l'empereur Henri, et ordonné par l'archevêque Aribon de Mayence. C'était alors le temps des « empereurs saxons », et Hildesheim formait le centre politique et religieux de l'Empire. Gothard poursuivit sans relâche le travail d'évangélisation de ses prédécesseurs, faisant construire trente églises à travers le diocèse, parachevant la construction de l'église Saint-Michel à Hildesheim même, et reconstruisant l'aile ouest de la cathédrale. Mais surtout il rendit la foi chrétienne plus prégnante par des voyages et des synodes. Sa rigueur toute monastique aussi bien que sa calme franchise laissèrent une profonde impression sur ses contemporains, et les chroniques s'en font fréquemment l'écho. Les légendes qui s'attachèrent très tôt à sa vie reflètent la vigueur et la force de conviction de son apostolat. Gothard mourut le 5 mai 1038 à l'évêché Saint-Maurice qu'il avait fait construire près de Hildesheim.

Ste Jutta (+1260)

portrait

Jutta von Sangerhausen était mariée à un baron et mère de famille. A la mort précoce de son mari, elle renonça à sa fortune, et se consacra aux soins infirmiers des miséreux, suivant l'exemple de Ste Élisabeth de Thuringe. Elle était aussi en lien avec Ste Mechtilde de Magdebourg qui l'appréçiait. En 1256, elle décida de rejoindre son frère qui était Grand Maître de l'Ordre teutonique, dans la région de Kulmsee (aujourd'hui Chelmza). Elle y vécut quatre ans en ermite, avant de construire un hopital et un monastère. A sa mort, sa dépouille fut enterrée dans la cathédrale de Kulmsee, qui abrite aujourd'hui une chapelle Sainte-Jutta. Elle est la sainte patronne de la Prusse.

 

  St Ephrem le nouvel apparu (+1426)

icône contemporaine

Ephrem était devenu Moine à l'âge de quatorze ans dans un monastère en Attique (Grèce), qui était alors florissant. Au bout de vingt-sept années de vie ascétique, il fut pris par les Turcs, qui décapitèrent tous les autres moines et détruisirent le Monastère ; et, du 14 septembre 1425 jusqu'au 5 mai 1426, il fut soumis à de nombreux supplices. Finalement, les barbares le pendirent la tête en bas à un mûrier, lui clouèrent les pieds et la tête sur l'arbre, puis ils livrèrent son corps aux flammes.

 

  Bx Nunzio Sulprizio (1817-1836)

icône contemporaine


Orphelin très tôt, il fut recueilli par son oncle qui ne se privait pas de le battre. Ouvrier à Naples, il portait les traces d'une ancienne plaie à la jambe, causée par ces mauvais traitements. "Le petit saint boîteux" comme l'appelaient ses camarades de travail, était patient et plein de douceur, humble et fidèle à la prière. Avec toute la dignité de sa foi à l'égard de ses frères aimés par Dieu, en Jésus-Christ, il partageait la peine et les difficultés des travailleurs pauvres de son temps. Il meurt à dix neuf ans laissant au monde ouvrier son message de foi et de charité.

 

  Ste Catherine de Pukhtitsa (1889-1968) (CJ : 22 avril)

icône contemporaine

Née en Finlande, la future sainte se distinguait par sa gentillesse dès son plus jeune âge, et elle aimait visiter le monastère local. La famille a ensuite déménagé à Gatchina, et en 1914, Ekatarina est allée dans l'école des Sœurs de la Miséricorde et a commencé à travailler dans des hôpitaux. En 1919, la famille déménagea en Estonie, et le 5 juillet 1922, Ekatarina entra au monastère de Pukhtitsa. Dès ses premiers jours au monastère, elle se mit à se comporter étrangement, comme une folle en Christ, et fut rapidement transférée dans un skite des environs. Elle revint au monastère au début de la Seconde Guerre mondiale lorsque le skite fut fermée. En 1942, elle s’installa à Tallinn pour s’occuper de ses parents âgés jusqu'à leur mort, puis retourna au monastère, se comportant alors ouvertement comme une folle en Christ. Elle avait le don de prévoyance et de guérison, et beaucoup affluaient vers elle pour des conseils et des prières. A la fin de sa vie, elle souffrait constamment sans le montrer. Le 5 mai 1968, le dimanche des Saintes Myrrhophores, Mère Ekaterina reposa paisiblement dans le Seigneur. Il existe de nombreux cas connus de miracles et de guérisons par ses prières, pendant et après la vie terrestre. Elle est connue pour son amour des animaux, notamment des chats, comme pour son dévouement envers tous.

  Gino Bartali (1914-2000)

Né à Florence en 1914, Gino Bartali est connu pour ses exploits cyclistes. Ce champion sur route s'est illustré dans les courses à étapes en remportant deux Tours de France (1938 et 1948) et trois Giro d'Italie (1936, 1937 et 1946). Des réalisations sportives remarquables qui ont fait de lui un héros national particulièrement populaire et admiré. Gino Bartali était un fervent catholique. Son mariage a été célébré par l'archevêque Elia Angelo Dalla Costa. L'homme d'Eglise et le cycliste entretiendront une relation étroite, bien au-delà de leurs convictions religieuses. Car Bartali a également œuvré pour le salut des Juifs en ces temps sombres qui ont agité l'Europe. Avec l'Occupation de l'Italie par l'Allemagne, en septembre 1943, Bartali entre dans la résistance. Grâce à sa couverture idéale de coureur cycliste, il officie comme passeur, et va jouer un rôle important dans le sauvetage des Juifs. Il intègre le réseau initié par le rabbin Nathan Cassuto dont Dalla Costa fait aussi partie. Bartali, connu pour les longues distances d'entraînement qu'il parcourt à vélo, va ainsi pouvoir faire passer des faux documents dans la clandestinité. Son activité couvre une vaste zone. Il distribue également des documents falsifiés par le réseau d'Assise, autre chaîne de sauvetage initiée par des hommes d'Eglise de la ville. En cas d'arrestation et de fouilles, Bartali s'appuie sur son statut de cycliste professionnel : il demande que l'on ne touche pas sa bicyclette, calibrée au millimètre près pour atteindre une vitesse optimale. Après la guerre, Bartali n'a jamais parlé de ses faits de résistance. L'essentiel de ses actes de bravoure et de son courage restent donc méconnu. Il avait été guidé par sa conscience, expliquait-il, et ne tenait donc pas que son activité soit consignée. En 2013, Yad Vashem reconnaîtra Gino Bartali comme Juste parmi les Nations.

jour précédent jour suivant