24 mai

(3 références)

 

 Sts Rogatien et Donatien (+304)

icône contemporaine

Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin. Donatien était baptisé et Rogatien n'était que catéchumène. Arrêtés comme chrétiens, ils furent soumis aux tortures du chevalet et eurent la tête tranchée au matin de leur vie, c'est ainsi qu'ils entrèrent dans la gloire céleste. Ils avaient passé la nuit précédent leur exécution à prier ensemble et à s'embrasser, car, dit leur "passion", Rogatien dans sa simplicité, croyait que faute de prêtre et d'eau, les baisers de son frère pouvaient lui servir de baptême.

Leur culte se répandit dans toute la vallée de la Loire, jusqu'à Orléans quand leurs reliques furent déplacées à cause des invasions normandes.

 

 St Vincent de Lérins (+345)

icône contemporaine

Vincent était originaire d'une bonne famille gauloise. Il fit de bonnes études tant profanes que théologiques. Mais les choses religieuses ne l'attiraient guère. Il avouera lui-même n'être arrivé que fort tard "au port de la religion" après avoir été entraîné longtemps "dans le tourbillon amer et incohérent de la vie du monde." En ce temps-là, Honorat avait fondé, dans une des îles de Lérins, au large de Cannes, une petite communauté qui devint l'abbaye de Lérins. C'est là que Dieu appella Vincent, dans "ce lieu écarté (la petite île s'appelle aujourd'hui Saint-Honorat) et, dans ce lieu, la cellule d'un monastère." Dans cette retraite, la culture acquise dans sa jeunesse trouvera à s'employer. Il rédigera plusieurs écrits : un recueil de morceaux choisis de saint Augustin et surtout, sous le pseudonyme de Peregrinus (l'étranger, le migrant), le "Commonitorium" ou aide-mémoire dont le but est de donner une règle sûre permettant "de distinguer la vraie foi catholique de l'erreur des hérésies." Ce fut longtemps une des lectures des hommes d'Eglise dans l'Occident.

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