14 mai

(3 références)

 

St Matthias (Ier siècle)

icône contemporaine

Judas vient de se pendre. Il lui faut un successeur pour compléter le chiffre de 12 apôtres choisis par le Maître pour marquer les 12 tribus d'Israël. Parmi les témoins de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus, le conseil présente deux candicats possibles. Saint Matthias est choisi par Dieu lui-même, le maître du sort et de l'existence. Il suivait Jésus depuis le baptême du Jourdain. On en fait l'évangélisateur de l'Ethiopie, d'autres le font mourir martyr en Judée.

 

Ste Julienne de Norwich (1343-1417)

icône contemporaine

Le 8 mai 1373, une jeune femme de Norwich dont nous ne savons pas le nom, est gravement malade et sur le point de mourir. Mais soudainement, selon son propre récit, elle cesse de souffrir et reçoit successivement seize visions qui lui font contempler l’amour de Dieu pour les hommes dans la passion du Christ. Sa santé physique pleinement retrouvée, cette femme s’adonna, vingt années durant, à la méditation sans relâche du sens à accorder à la mystérieuse expérience qu’elle avait vécue. Il en sortit le livre des Révélations de l’amour de Dieu, le premier écrit en langue anglaise par une femme. De ces pages transpire une profonde connaissance des sources bibliques et patristiques, ainis que de la littérature médiévale : l’auteur anonyme livre à ses lecteurs, dans un surprenant enchaînement de pensées sobres et lumineuses, la conscience que tout l’être de l’homme prend sens du fait qu’il se trouve dans les mains amoureuses de Dieu. Après avoir achevé la rédaction des Révélations, la mystique de Norwich vécut en anachorète près de l’église de Saint Julien à Conisford. C’est pourquoi la postérité la connaîtra sous le nom de Julienne de Norwich. L’extraordinaire contenu spirituel et théologique des Révélations de Julienne de Norwich, quelle qu’en soit l’origine, témoigne d’une profonde expérience de la miséricorde de Dieu, nourrie d’une éducation religieuse qu’une femme, à cette époque, n’a vraisemblablement pu recevoir que dans un monastère. Julienne mourut vers 1417, et demeura inconnue jusqu’au début du XX è siècle, lorsque fut découverte la rédaction brève de ses Révélations, dont on apprécia la profondeur théologique et le message spirituel, parmi les plus évangéliques de tout le Moyen Age.

St Isidore de Rostov (XVème siècle)

icône russe

Originaire de Prusse, Saint Isidore devint Orthodoxe dans sa jeunesse, puis, quittant la maison familiale, le bâton de pèlerin à la main, il entreprit de simuler la folie par amour du Christ. Parvenu à Rostov, il s'y construisit une cabane, où il ne se rendait que pour prier la nuit. Ses joumées, il les passait dans les rues, en s'exposant à toutes sortes d'humiliations. Un jour, un navire pris dans une tempête risquait de sombrer et les passagers tirèrent au sort pour désigner le pécheur qui avait attiré sur eux cette malédiction; un commerçant de Rostov fut désigné. Abandonné à la mer sur une planche, il avait perdu tout espoir, quand Saint Isidore lui apparut et le ramena à bord du navire. Une autre fois, à l'occasion des noces du prince Sabbas Obolensky, le Saint fit soudain irruption dans le palais et, posant sur la tête du jeune marié un bonnet fait d'herbe et de fleurs, il lui dit : « Voici ta coiffe épiscopale ! » Quelque temps après, l'épouse du prince décéda à la naissance de leur premier enfant, et le prince veuf devint moine sous le nom de Joasaph, puis fut consacré Evêque de Rostov, en 1481. Quelques jours avant son trépas (1474), Saint Isidore s"enferma dans sa cabane et y pria avec larmes. Lorsqu'il trépassa, un parfum céleste se répandit dans toute la ville. Il fut enterré dans sa cabane, à l'emplacement de laquelle on construisit plus tard une chapelle dédiée à l'Ascension, et où s'accomplirent quantité de miracles.

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