 |
Émilien Tardif
naquit à Saint-Zacharie, en Beauce au Québec. Très
tôt il fit un rêve dans lequel il enseignait une
foule immense et guérissait des hommes au nom de Jésus.
Ordonné prêtre en 1955 dans la communauté
des Missionnaires du Sacré-Cur de Jésus,
il partit lannée suivante en République dominicaine
où il occupa des postes de responsabilité. En 1973,
il guérit miraculesement d'une tuberculose aigue. Il raconte
« Entre les premiers examens et la mise au point du
traitement, des amis appartenant à une communauté
du Renouveau charismatique sont venus me voir. Ces amis, venus
à mon chevet, m'ont demandé si je croyais sincèrement
que Jésus pouvait, aujourd'hui encore, guérir les
malades comme il l'avait fait jadis en Palestine. Mais, lorsqu'ils
mimposèrent les mains et me dirent qu'ils allaient
immédiatement prier Jésus de me guérir avec
l'aide du Saint-Esprit, je fus complètement affolé,
l'Esprit Saint avait heureusement eu le temps d'entrer dans la
chambre
car au bout de trois jours j'étais guéri
et les médecins n'y comprenaient plus rien. »
À partir de ce moment le père Émilien Tardif
commença à sengager dans le renouveau charismatique,
après avoir demandé lautorisation à
ses supérieurs. Il parcoura le monde donnant des retraites
et animant des rassemblements de prières où les
guérisons ne se comptaient plus. le père Tardif
affirmait : «Malades, disait-il, vous avez raison de
demander au Seigneur d'être guéris, il ne faut pas
avoir peur de l'amour de Jésus, de l'abondance de son
amour », mais aussi «C'est vrai, tous les
malades ne sont pas guéris. Pourquoi Jésus, en
son temps, n'a-t-il pas guéri tous les malades qu'il a
rencontrés sur son chemin ? C'est là un mystère
de son amour. Si Jésus ne guérit pas, c'est qu'il
a sans doute un autre plan pour nous, plus merveilleux encore
: unir notre souffrance physique à sa souffrance rédemptrice.
Et dans ce cas, d'autres frères bénéficient
des fruits de notre maladie, vécue dans la sérénité
et dans la joie. » |
|