11 juin

(4 références)

 

St Barnabé (1er siècle)

 

icône contemporaine

Barnabé était un juif de la tribu de Lévi, né dans l’île de Chypre. Il vint à Jérusalem et fit partie de la première communauté chrétienne : « Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé - ce qui veut dire fils de consolation - lévite originaire de Chypre, possédait un champ ; il le vendit, apporta l’argent et le déposa au pied des apôtres » (Ac IV 36-37). Dès lors, tout au long de ses courses apostoliques, il vécut du travail de ses mains, comme le dit saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens (IX 6). C’est Barnabé qui présenta Paul à Jérusalem (Ac IX 27). Les apôtres envoyèrent Barnabé à Antioche où il fit venir Paul. Ensuite, ils furent envoyés ensemble à Chypre puis en Galatie méridionale (Pergé, Antioche de Pisidie, Iconium, Lystres, Derbé) d’où ils revinrent à Antioche. Ils furent encore ensemble au concile de Jérusalem dont, avec Jude-Barsabbas et Silas, ils portèrent les décisions à Antioche. Alors que Paul partait avec Silas pour son second voyage, Barnabé, accompagné de Jean-Marc, retournait à Chypre où, d’après les traditions il mourut martyr.

Bse Yolande (+1299)

 

Fille du roi Béla IV de Hongrie, elle épousa le duc de Kalisz non loin de Lodz, tandis que sa soeur, sainte Cunégonde (Kinga), épousait Boleslas V, roi de Pologne. Toutes deux devinrent veuves la même année et entrèrent ensemble chez les clarisses de Gniezno, près de Poznan. Yolande en devint l'abbesse.

 

  Sts Martyrs de Chine (+1900)

icône contemporaine

La société initiatique "les Boxers" soutenue par l'impératrice chinoise attribuait tous les malheurs de la Chine aux chrétiens. Durant la nuit du 10 juin, ils entrèrent dans les maisons de la mission russe de Pékin pour massacrer les chrétiens. Plusieurs renièrent Jésus-Christ devant la cruauté des supplices. La plupart lui donnèrent leur vie. Deux cent vingt-deux furent éventrés, décapités ou jetés au feu. Jean, un garçon de huit ans, eut la poitrine tailladée. Comme ses bourreaux lui demandaient s'il souffrait, il leur répondit : "Ce n'est pas difficile de souffrir pour Jésus."

 

  St Luc de Simféropol (1877-1961)

icône contemporaine

À l’aube du 11 juin 1961, s’éteint l’évêque Luc de Simferopol, dans le siècle Valentin Vojno-Jaseneckij, devenu complètement aveugle depuis plusieurs années. Né en 1877, en Ukraine, d'un père catholique d'origine polonaise et d'une mère orthodoxe, il reste marqué par la piété de son père et se découvre une passion pour la médecine, plus particulièrement l'anatomie et la chirurgie.Valentin devint un chirurgien connu dans tout le pays. Sa vie prit un nouveau tournant quand, en 1920, il resta veuf avec quatre enfants à charge. Ordonné diacre, prêtre puis évêque par des « réfractaires », il devient Mgr Luc, en 1923. La première arrestation se produira bientôt, suivie de longues années de souffrances, d'interrogatoires, d'exil... L'extraordinaire de cette aventure tient au don prodigieux de chirurgien de cet évêque hors norme. Partout, l’évêque Luc fut un extraordinaire serviteur des gens, surtout des plus simples et des pauvres. En 1940, il fut transféré en Sibérie dans le diocèse de Krasnoiarsk, et finalement il rejoignit la Crimée en 1946, à Simféropol, qui fut son dernier siège épiscopal. Dans cette ville de Crimée, éloignée de tout et en pleine décadence, Luc se donna corps et âme à l’édification de l’Église : il s’adonnait surtout à la prédication, mais ne cessait jamais d’approfondir ses études médicales. A sa table très frugale, il y eut toujours place pour les pauvres, les orphelins, les vieillards et les pèlerins en tout genre.

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