11 janvier

(3 références)

 

  St Théodose le Cénobiarque (424-529)

icône grecque contemporaine

 

Né en Cappadoce, il se fit moine en palestine. Son surnom de "Cénobiarque" lui est venu à cause de son rôle dans la diffusion de la vie cénobite (mode de vie communautaire des moines), dont il fut nommé responsable. Il fonda en effet un immense monastère qui a sa mort abritera plus de 400 moines. Ce monastère comportait trois hôpitaux et quatre églises, où les moines de chaque nation suivaient la liturgie chacun dans sa propre langue.

 

 St Michel de Klops (+1456)

icône contemporaine

Nul ne savait d'où venait ce moine inconnu qui, dans l'église du monastère de Klops, près de Novgorod, lisait le livre des Epîtres à la lumière d'un cierge et ne répondait, lorsqu'il était interrogé, qu'en répétant les questions qu'on lui posait. L'higoumène lui donna une cellule ne cherchant ni son nom ni son origine, le laissant dormir parfois dans sa cellule, parfois dans les champs, d'autres fois sur un tas de fumier. Jusqu'au jour où le frère du prince de Moscou, Constantin Dimietrievitch, reconnut, dans la voix de celui qui lisait à haute voix, son cousin disparu quelques années plus tôt. Constantin vint le retrouver et par la suite se fit aussi moine.

 Dom Lambert Beauduin (1873-1960)

Après son orrdination présbytérale à 26 ans, on lui confia le souci pastoral des travailleurs. D’emblée, il se rendit compte de la nécessité d’une réforme effective de la liturgie catholique pour combler la distance qui s’était creusée depuis des siècles entre le culte de l’Église et la vie quotidienne des gens. En 1906 Beauduin décida de devenir moine dans l’abbaye bénédictine du Mont César; en peu d’années, il devint la référence principale du mouvement liturgique naissant, grâce à la création de revues et la rédaction de textes importants pour l’avenir des réformes. Ce fut par la liturgie que dom Lambert aborda l’œcuménisme, devenant un fidèle connaisseur des Églises d’Orient. A la demande de Pie XI, il donna vie au monastère de l’Union en 1925, qui sera transféré à Chevetogne en 1939, avec pour finalité la promotion de la pleine communion entre les Églises. Il entendait toutefois la recherche de l’union selon le fameux principe: «Les Églises unies à Rome, non pas absorbées par Rome ». Pour cette vision et pour d’autres positions évangéliques qu’il prit dans le domaine de la liturgie, il fut condamné par le tribunal ecclésiastique et contraint à un long exil dans l’abbaye française d’En Calcat. Il ne pourra réintégrer Chevetogne qu’en 1951. Malgré la condamnation ecclésiastique de ses positions en 1931, le pape Jean XXIII déclara, à la veille du renouveau conciliaire, que l’unique véritable méthode de travail dans le but de réunir les Églises était celle que dom Lambert avait pratiquée.

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