25 février

(3 références)

 

  Ste Walburge (v.710-779)

icône contemporaine

Fille du roi Richard d'Angleterre, elle fut élevée dans un austère monastère du Dorset en Angleterre. Envoyée en Germanie en compagnie de ste Lioba, à la demande de saint Boniface, elle devint abbesse du monastère d'Heidenheim, où elle donna l'exemple de la sainteté par son silence et une vie mortifiée. Elle gouverna aussi le monastère masculin voisin à la mort de son frère, saint Winibald.

 

  St Taraise (730-806)

icône contemporaine, Mère Anastasia

Haut-fonctionnaire sous les empereurs iconoclastes (briseurs d'images), saint Taraise fut choisi par l'impératrice Irène, car elle voulait mettre cet homme de valeur à la tête de l'Eglise pour qu'il obtienne le rétablissement du culte des saintes icônes. Le laïc Taraise reçoit alors les ordres sacrés et devient patriarche de Constantinople en 784. Trois ans plus tard, le second concile de Nicée qu'il préside, rétablit en effet ce culte. Après cette victoire, saint Taraise pratiqua une politique de réconciliation pour ramener la paix dans l'Eglise, ce qui le fit accuser de laxisme par beaucoup d'évêques.

 

  St Robert d'Arbrissel (+ 1116)

 

Né à Arbrissel, en Bretagne, dans le diocèse de Rennes, vers la moitié du XIè siècle, Robert a pleinement pris part aux contradictions envers l’Évangile qui caractérisaient l’Église de son époque. Mais, s’étant rendu à Paris pour y étudier, il fut marqué par les exigences de réforme qui se profilaient dans l’Église et commença alors un authentique chemin de conversion. De retour dans son diocèse, son changement ne fut guère apprécié ; il fut contraint d’aller vivre en solitude. Théologien érudit, doué d’une éloquence peu ordinaire, il vécut un temps de désert durant lequel se rassemblèrent autour de lui de nombreux disciples. On comptait surtout parmi eux les exclus de la société et de l’Église, comme les lépreux ou les femmes de curés qui avaient été abandonnées au début de la réforme grégorienne.
Robert commença ainsi son ministère de prédicateur itinérant, traînant à sa suite une foule d’hommes et de femmes de toute condition, qui consentirent de se faire pauvres pour le Christ.
En 1101, Robert, tenu pour fou par bien des évêques et par les puissants de son temps, jugea opportun de donner à ses disciples une demeure permanente, qu’il établit dans la forêt de Fontevraud ; là, il répartit la nouvelle communauté en quatre groupes : les femmes, les moines, les pénitents et les lépreux. L’ordre mixte qui en ressortit fut à prédominance féminin : les hommes avaient charge de veiller à la protection des femmes, mais c’est à ces dernières qu’était confiée la direction des communautés. Robert passa les dernières années de sa vie à prêcher, prenant la défense de quiconque était victime d’abus et de spoliation.

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