19 février

(6 références)

 

  St Archippe (1er siècle)

icône contemporaine

Il était le fils de St Philémon et disciple de St Paul qui l'appelait "notre frère d'armes" (Epître à Philémon). Il porta toute la responsabilité de l'Eglise de Colosses. La tradition veut qu'il fut arrêté. Comme il refusait d'offrir un sacrifice à Artémis, ce fut lui qui, mis à nu, fut offert à la déesse de la beauté. Après avoir été flagellé, il fut jeté dans une fosse où, recouvert de terre jusqu'à la ceinture, on le livra alors à des enfants qui, pour s'amuser, le percèrent d'aiguilles et le lapidèrent. C'est ainsi qu'il reçut la couronne du martyre.

  St Quodvultdeus (+454)

mosaïque, Naples, Ve

Il est né en Afrique, grandi à Carthage où il fut ordonné diacre diacre vers 421. À cette date, il écrivit à St Augustin pour lui demander de rédiger un ouvrage sur les hérésies. Ce sera le De Haeresibus, qui est dédié à Quodvultdeus (Corpus Christianorum, Series latina, t. 46, col 283-351). Entre 429 et 439, il succède à Capréole au siège épiscopal de Carthage. Mais lorsque le roi vandale Genséric s'empare de la ville, il est exilé avec le reste du clergé et débarque à Naples. Il y rédige le Livre des promesses et des prédictions de Dieu entre 445 et 451. Il y prend aussi part à la lutte contre le pélagianisme, appuyant l'action de l'évêque St Nostrien. Il est probablement enterré à Naples, dans les catacombes San Gennaro.

St Dosithée (ou Dorothée) de Gaza (VIème siècle)

 

icône contemporaine

Né à Antioche, Dosithée entreprend avec ardeur des études approfondies. Sa passion pour le travail intellectuel est telle qu’il en oublie le boire et le manger. Il en gardera une santé fragile. Ses études terminées, Dosithée entre au monastère fondé dans le désert de Gaza par l’abbé Séridos. Ce monastère est en fait dirigé par Barsanuphe et Jean, deux moines reclus d’un grand discernement spirituel sous la conduite desquels Dosithée se met aussitôt. Le brave novice est assailli par les épreuves, les scrupules, les tentations. Il aimerait se jeter dans les mortifications comme il s’est jeté dans les études. Sa fragilité physique ne le lui permet pas. Il devra donc pratiquer une ascèse intérieure : l’humilité et l’abandon confiant à ses pères spirituels. Comme il aimerait se retirer dans sa cellule pour y prier jour et nuit! Mais le voilà portier, hôtelier, infirmier, maître des novices. Son combat sera de garder la tranquillité de l’âme et le souvenir de Dieu au milieu des tracas. La charité et le service des frères valent mieux que l’oraison solitaire. A la mort de Jean et de Seridos, Dosithée, après une tentative de vie érémitique, se verra à nouveau chargé d’un monastère. C’est là qu’il rédigera ses "Instructions spirituelles" et la "Vie de son disciple Dosithée."

 St Conrad de Plaisance (+ 1351)

icône contemporaine

C'est une partie de chasse qui changea la destinée de Conrad, le seigneur de Plaisance en Italie. Un sanglier s'était réfugié dans un fourré, Conrad y fit mettre le feu pour le débusquer, mais un vent violent se leva qui, gagnant de proche en proche, fit de grands ravages. On chercha un coupable et ce fut un pauvre diable qui fut arrêté alors qu'il ramassait du bois mort. Conrad le laissa condamner à mort. Mais sa conscience condamna Conrad qui vint témoigner au procès et obtint le non-lieu. Il lui fallut sacrifier toute sa fortune pour réparer les dégâts. Devenus pauvres, lui et sa femme, décidèrent d'embrasser la vie religieuse, elle chez les clarisses de Plaisance, lui ermite tertiaire franciscain en Sicile, passant les trente-six dernières années de sa vie comme infirmer à l'hôpital de Noto.

  Ste Philotée (+ 1589)

icône contemporaine

Née dans la riche famille des Venizélou, elle fut mariée contre son gré, dès l'âge de douze ans, à un homme dur et violent. Elle supporta avec patience les traits de son humeur et les mauvais traitements. Elle en fut délivrée par sa mort trois ans après. Avec la fortune familiale, elle ouvrit un monastère à Athènes distribuant sans compter des aumônes aux pauvres. Elle accueillait, au mépris des dangers de représailles, les captives chrétiennes qui s'étaient enfuies de chez leurs maîtres turcs pour préserver leur foi et leur vertu. Elle fut arrêtée et emprisonnée dans un sombre cachot. Libérée grâce à l'intervention des autorités grecques locales, elle fonda un deuxième monastère. Les Turcs l'envahirent et la maltraitèrent si cruellement à coups de bâtons qu'elle mourut des suites de ses blessures.

 Bx John Sullivan (1861-1933)

John Sullivan naît d'un père anglican, Edward Sullivan, et d'une mère catholique. De 1879 à 1888 il fit des études de langues classiques (au Trinity College, à Dublin) et de droit (Lincoln's Inn, à Londres) où il reçoit son diplôme et commence à pratiquer le droit. Ce qui le conduit à voyager beaucoup. Jeune protestant en profonde recherche spirituelle et attiré par la vie monastique, Sullivan passe plusieurs mois dans un monastère du Mont Athos en Grèce (1896). Il choisit finalement d'entrer dans l'Église catholique, comme sa mère. En septembre 1900, John Sullivan décide d’entrer dans la Compagnie de Jésus et est ordonné prêtre le 28 juillet 1907. Il fut affecté au corps enseignant du Clongowed Wood College à Kildare, où il passa la plus grande partie de sa vie en tant que jésuite. Il a aussi enseigné à ses jeunes confrères jésuites de 1919 à 1924. En même temps, il a exercé un apostolat fructueux de prédication et d’assistance aux personnes en difficulté. De nombreuses personnes ayant des besoins spirituels ou nécessitant une guérison physique sont venues demander au père John de les bénir. La puissance de Dieu semblait agir à travers lui et beaucoup ont été guéris. Aujourd’hui encore, les malades de Dublin et des environs demandent à être bénis avec son crucifix.

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