1er avril

(5 références)

 

 Ste Marie l'Egyptienne (343-421)

icône contemporaine

Marie était une courtisane d'Alexandrie. Un groupe de pèlerins venant de Lybie se rendait en Terre Sainte. Elle les accompagnait pour des motifs "professionnels". Arrivée devant le Saint Sépulcre du Christ, elle ne put y entrer. Bouleversée, elle va se prosterner devant une icône de la Mère de Dieu et la supplie de la faire admettre dans l'église pour y vénérer la croix. La Mère de Dieu obtient à la fois l'entrée de Marie au Saint Sépulcre et sa conversion. Marie gagne alors le désert où elle vivra, pénitente, pendant quarante sept ans. C'est le moine Zozime, qui la rencontra à la fin de sa vie, qui transmit son histoire.

 St Valéry (+619)

Fils d’un couple de modestes paysans auvergnats, il passe les années de son enfance à garder le troupeau de moutons de son père, tout en apprenant à lire et à mémoriser des psaumes. Attiré par la vie religieuse, il quitte les pâturages pour prendre l’habit au monastère Saint-Antoine à Autun. Désireux de trouver une maison plus stricte, il entre au monastère Saint-Germain de Luxeuil, où il est accueilli par l’évêque St Anschaire. Il passe de nombreuses années au sein de cette communauté, où il s’occupe particulièrement de la production des légumes et de l’entretien des arbres fruitiers. Lorsque St Colomban est chassé de Luxeuil par le roi Theodoric, Valéry est chargé de lui succéder, avant d’être envoyé en mission en Neustrie (avec un autre moine du nom de Waldon). Lorsqu’il arrive dans cette région, le roi Clotaire II lui fait don d’un territoire à Leucone, en Picardie, près de l’embouchure de la Somme, où il bâtit une petite chapelle et deux cellules, qui deviendront les bases d’un plus grand monastère.

 St Hugues de Grenoble (+1132)

Né à Châteauneuf sur Isère, dans le département de la Drôme, il était le fils d'un officier. St Hugues était chanoine de Valence quand le légat du Pape Grégoire VII le nomma au siège épiscopal de Grenoble dans le Dauphiné. A cette époque, une grande partie du clergé de ce diocèse était d'une moralité particulièrement déplorable. Au bout de deux ans, Hugues, découragé, se retira à l'abbaye de la Chaise-Dieu dans le Velay. Il y vécut quinze mois parfaitement heureux, jusqu'au jour où un ordre pontifical lui enjoignit d'aller réoccuper son siège épiscopal. Ce fut lui qui procura à saint Bruno la solitude inaccessible qu'il cherchait pour y fonder son Ordre. Il l'installa dans la vallée de la Grande-Chartreuse d'où il tire son nom. Hugues y séjournait le plus souvent possible. Saint Bruno, qu'il avait pris comme directeur spirituel, eut souvent fort à faire pour l'empêcher de ruiner sa santé à force d'austérités. Il lui interdit notamment de vendre le cheval qui lui servait pour visiter son diocèse, comme il avait vendu, pour aider les pauvres, l'anneau pastoral qu'on lui avait offert et son calice le plus précieux. St Hugues prit une part importante au concile de Vienne où fut condamné l'empereur Henri IV, l'habile simulateur de Canossa devant le pape Grégoire VII.

 St Abraham le Bulgare (+1229)

icône contemporaine

Il était commerçant et de religion musulmane. Sa bonté et sa charité furent si grandes que Dieu lui permit de se convertir à Jésus-Christ. Comme il confessait sans crainte sa foi auprès de ses compatriotes, il fut arrêté. Demeuré inflexible dans sa confession malgré les tortures, il fut sauvagement mis à mort.

 Bx Guiseppe Girotti (1905-1945)

Giuseppe Girotti naît en Alba, dans le Piémont d’une famille modeste. À treize ans  il aspirait déjà au sacerdoce et il put réaliser son vœu en entrant au Séminaire dominicain de Chieri (Turin). Brillant dans ses études, plein de vitalité et très gai de caractère, il fit sa profession religieuse en 1923, et le 3 août 1930 il fut ordonné prêtre. Il se spécialisa dans l'interprétation des Écritures Sacrées à l’Angelicum et à  l’École biblique de Jérusalem. Il en sort en 1934 avec le titre académique de "prolita in Sacra Scriptura". Il se consacra alors à l’enseignement au séminaire théologique dominicain de Turin. Tenu en haute estime pour sa vaste culture, il aimait exercer le ministère sacerdotal aussi parmi les pauvres et les humbles. Puis vinrent les années de souffrance et les épreuves, acceptées avec humilité : on l’empêcha d’enseigner et il fut transféré dans un autre couvent. Il continua cependant ses recherches dans le domaine biblique, alors qu’il intensifiait l’exercice de son activité caritative. Après le 8 septembre 1943, avec l'occupation allemande et la naissance de la République Sociale Italienne, Girotti est au centre d’un vaste réseau de soutien en faveur des juifs, pour lesquels il est animé d’une affinité culturelle mûrie au cours des années de son séjour à Jérusalem et développée ultérieurement avec ses études bibliques. C’est dans ce sens que l’on doit comprendre ses expressions « porteurs de la Parole de Dieu » et « grands frères » se référant aux juifs, pour lesquels, en ces temps de persécution et de souffrance, il s’engage à trouver des cachettes sûres et des faux papiers. Il est arrêté le 29 août 1944. Malgré les efforts de son prieur pour le faire libérer, il est transféré d’abord à Milan, puis à Bolzano et enfin, le 5 octobre 1944, à Dachau. Selon le témoignage de don Angelo Dalmasso, un autre prêtre qui a partagé sa détention dans le camp d’extermination bavarois,  le P. Girotti s’y distinguait par sa générosité envers les autres détenus, pour son attitude ouverte et comme « porteur de la Parole de Dieu ». Enfermé dans la baraque 26, où sont amassés un millier d’ecclésiastiques, au lieu des 180 prévus, il tombe malade et il est transporté à l’infirmerie. C’est là que le 1 avril 1945, le jour de Pâques, il meurt avant d’avoir atteint l’âge de quarante ans, peut-être  ‘aidé’ par une piqûre d’essence comme c’était habituel dans le camp. Ses dernières paroles furent un écho à l’Apocalypse : « Marana tha. Viens, Seigneur Jésus ! ». Sur sa couchette ses compagnons écrivirent : « Ici dormait saint Giuseppe Girotti ». Son nom est inscrit dans l’ordre officiel et un arbre a été planté en son honneur dans l’avenue des justes à Yad Vashem, à Jérusalem.

jour précédent jour suivant