9 août

(3 références)

 

  St Herman (Germain) de l'Alaska (1756-1836)

fresque contemporaine

Né près de Moscou, Herman était entré à seize ans dans la laure de la Trinité-de-Saint-Serge, qu'il quitta ensuite pour rejoindre le monastère de Varlaam sur le lac Ladoga. Suite à la découverte des îles Aléoutiennes, Herman fut envoyé pour évangéliser l'Alaska. Mal équipé pour affronter les rigueurs polaires de la SIbérie et de l'Alaska, attaqué par les hommes qui étaient chargés de guider l'expédition russo-américaine, et abandonné par le petit nombre de compagnons moines et prêtres qui lui étaient d'abord restés fidèles, il se retrouva seul sur l'ile aléoutienne aux sapins. Sans se décourager, avec pour seule arme sa foi et sa voction monastique, Germain créa un petit centre de prière qui devint avec le temps le monastère de New Barlaam. Autour de sa demeure simple, il recueillit avec une solicitude paternelle un nombre toujours plus grand d'indigènes. Pour eux et surtout pour les garçons orphelins, il se dévoua jusqu'à son dernier jour, partageant avec eux ses connaissances rudimentaires de l'agriculture et des métiers les plus simples et exerçant en même temps son ministère de père spirituel.

  Ste Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein) (1891-1942)

icône: 30 x 24 cm, (2000)

Edith Stein, récemment canonisée, fut une femme exceptionnelle : intellectuelle juive allemande, disciple de Husserl, elle se convertit au catholicisme, et entra au carmel de Cologne à quarante deux ans après une dizaine d'années d'enseignement et d'engagement dans le monde. Elle y prend le nom de sr Thérèse Bénédicte de la Croix. Quand la menace nazie se fit plus pressante, elle se réfugia dans un autre carmel aux Pays Bas. C'est là qu'elle fut finalement arrêtée par la Gestapo avec sa soeur Rosa, en représailles à un texte courageux des évêques hollandais. Elle fut ainsi condamnée avec plusieurs dizaines d'autres religieux, à cause de sa double appartenance : en union avec son peuple d'origine et en tant que baptisée. Elle mourut quelques jours plus tard dans les chambres à gaz d'Auschwitz, probablement le 9 août 1942.

  Bx Frantz Jägerstätter (1891-1943)

Franz Jägerstätter, 36 ans, paysan autrichien, père de trois enfants, fut exécuté le 9 août 1943 pour « subversion de la force armée » et opposition à Hitler au nom de la foi. Cet antinazi de toujours avait voté contre l’Anschluss en 1938 : « Ma vision du monde catholique est incompatible avec le national-socialisme », déclarait-il. En union avec les évêques catholiques du Reich, il avait pris parti contre le programme nazi d’élimination des handicapés. Mobilisé en 1943 dans la Wehrmacht, il se déclara objecteur de conscience en citant la parole de saint Pierre : « Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes. » Condamné à mort par le tribunal militaire de Berlin-Charlottenburg, Franz Jägerstätter déclara dans son testament : « J’écris avec les mains liées, mais plutôt les mains que la volonté ». (« Besser die Hände gefesselt als der Wille »). Après quoi on le guillotina dans la prison de Brandeburg-an-der-Havel. Il était tertiaire franciscain.

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