9 janvier

(8 références)

 

 St Polyeucte (IIIème siècle)

icône russe

 


Officiers de la douzième légion romaine en Arménie. Néarque était chrétien et son ami Polyeucte encore païen. La persécution devait les séparer. Mais alors la foi les unit. Ils furent arrêtés, parce qu'il était demandé aux soldats de sacrifier l'encens à l'empereur. Pauline, l'épouse de Polyeucte, le poussait à renier Jésus-Christ. Néarque et lui furent décapités. Une tragédie de Corneille perpétue ce combat de la foi.

 

 

 Sts Julien et Basilisse (+309)

 

 


Ils vivaient en Égypte. Après avoir choisi de vivre dans la continence, les deux époux accueillaient en leur demeure tous les indigents qui s’y présentaient et leur procuraient nourriture et soins : Basilisse s’occupait des femmes tandis que Julien soignait les hommes. Victime de la persécution de Dioclétien, le couple est condamné à mort après avoir été supplicié.

 

 

 Ste Marcienne (IVe)

 

 


Elle vivait en Mauritanie, actuellement l'Algérie, à l'époque de la persécution de Dèce. Elle fut livrée trois fois à des gladiateurs pour être deshonorée. Si grande fut sa pudeur dans une telle nudité qu'ils la respectèrent. Tertullien déclare à ce propos :"Lorsque vous avez exposé une chrétienne à la brutalité d'un gladiateur, vous avez confessé par là qu'une atteinte à la pudeur est pire que toute peine et toute mort. Mais elle fut respectée et vous n'avez rien gagné." Elle fut mise à mort dans les jeux du cirque sous les dents d'un léopard.

 

 St Adrien de Cantorbéry (+710)

 

 


Originaire d’Afrique et très instruit, Adrien était abbé du monastère de Nérida, près de Naples, quand il refusa le siège archiépiscopal de Cantorbéry que lui offrait le pape saint Vitalien. Saint Théodore de Tarse ayant accepté ce siège, Adrien l’accompagna pour l’assister, mais il fut retenu deux ans en France en raison de soupçon d’espionnage. Arrivé en Angleterre en 611, il devint abbé du monastère Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Cantorbéry, où il enseigna le grec et le latin, puis abbé de Saint-Augustin, où il supervisa une florissante école. Son enseignement et son exemple exercèrent une grande influence. Pendant ses trente-neuf ans comme supérieur de l’abbaye, le monastère devint célèbre comme centre d’étude. Il mourut le 9 janvier 710 à Canterbury, et son tombeau devint bientôt célèbre pour les miracles qui s’y accomplissaient. Son culte se ranima en 1091, lorsque son corps fut découvert.

 St Philippe de Moscou (1507-1569)

icône russe contemporaine

 

Il entra au monastère de Solovski, au delà du cercle polaire dont il devint higoumène. Désigné pour être métropolite de Moscou (1566), il prit son rôle de pasteur au sérieux dans un contexte difficile. Régnait en effet à ce moment le tsar Ivan le Terrible. Il n'hésita pas, dès les premiers jours, à blâmer les cruautés du tyran. Les chrétiens et même les évêques ne le soutinrent pas, paralysés par la peur. Il fut finalement déposé par un concile local, exilé dans un monastère près de Tver et c'est là que le bourreau favori de l'empereur vint l'étrangler.

 

 Bse Alix Leclerc (+1622)

icône contemporaine

 

Sa famille qui habitait Remiremont dans les Vosges, était riche. Alix était belle, elle aimait la vie, la danse et les danseurs. Et puis un jour, elle se convertit. Elle avait vingt et un ans. Sous la direction spirituelle de saint Pierre Fourier, elle se donna à l'éducation des jeunes filles en fondant la congrégation Notre-Dame (Chanoinesses de Saint-Augustin). Sa vie est faite de simplicité, de prière et de respect de la grâce de Dieu en chaque jeune dont elle recevait la charge éducative.

 


 vénérable Pauline Jaricot (1799-1862)

 

icône contemporaine

Née à Lyon, le 22 juillet 1799, dans une famille de riches industriels, Pauline Jaricot reçoit une bonne éducation chrétienne. Jolie et coquette, elle cherchait à plaire. A la suite de plusieurs événements personnels, et d’un prêche de carême en 1816, une transformation intérieure s’opère en Pauline : elle change de vie, brûle ses livres romanesques, abandonne ses bijoux, décide de se vêtir simplement comme les ouvrières de Lyon par solidarité avec leur pauvreté. Elle fait aussi, en privé, vœu de chasteté. Grâce à son frère, Philéas, étudiant au séminaire de Saint Sulpice à Paris et se préparant à partir comme missionnaire en Chine, Pauline est informée de la situation critique des missions. Elle décide également, dans un abandon total au Christ, de s’investir résolument dans la mission, s’informant sur les besoins des missionnaires et cherchant comment les soutenir. Pour récolter de l'argent, Pauline crée une association structurée en dizaines, centaines, mille, chacun devant donner un sou par semaine pour la propagation de la foi. C'est en 1822 que cette association devint officiellement l'œuvre de la Propagation de la foi. L'œuvre jouera un rôle de première importance dans le développement du mouvement missionnaire français au XIXe siècle. Pauline décède dans la misère et dans l'indifférence générale, déconsidérée, spoliée de son œuvre.

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