7 août

(6 références)

 

  St Sixte, pape (+258)

icône contemporaine

Après l'intransigeance excessive de son prédécesseur, il donne l'image d'un pape conciliant, respectant les traditions des divers évêques et c'est ainsi qu'il sut renouer avec St Cyprien de Carthage et les Églises d'Asie qui baptisaient les hérétiques. Il fut élu au moment où reprenaient les persécutions après une paix de plusieurs années. Les évêques, les prêtres et les diacres devaient être exécutés immédiatement, après une simple vérification de leur identité. Il fut arrêté au cours d'une cérémonie clandestine qu'il célébrait dans un cimetière de la voie Appienne et immédiatement décapité, avec six de ses sept diacres. On laissa quelque temps au septième, St Laurent, afin qu'il puisse livrer les biens de l'Église, ce qu'il refusa. Il fut alors à son tour martyrisé par le feu.

  Ste Afra (+ 304)

icône contemporaine

C'était une prostituée de grand luxe qui vivait en Bavière. Elle faisait payer très cher ses faveurs, aussi quand elle devint catéchumène, tout le monde en parla et elle fut sommée de sacrifier aux dieux pour reprendre ses relations perverses.
"Mes péchés sont assez nombreux pour que je n'y ajoute pas celui-là, dit-elle. Mon martyre me servira de baptême."
Ste Afra eu la tête tranchée selon certains, ou brûlée vive selon d’autres, à Augsbourg, cité des Vindéliciens, en 304.

  St Donat (+ 660)

Fils du Duc de Haute-Bourgogne, il naquit grâce aux prières de St Colomban qui le baptisa lui-même sous le nom de Donat (donné par Dieu, Donatus). St Donat entra rapidement au monastère de Luxeuil, dirigé par St Colomban. Après avoir reçu dans ce monastère une éducation brillante et solide avec une foule de jeunes nobles qui dans la suite s’illustrèrent comme lui l'épiscopat, St Donat y prit l'habit. On ne sait à quel âge il fut élevé au sacerdoce et évangélisa le peuple de l'Helvétie. Elevé sur le siège épiscopal de Besançon en 624, il participa en 625 au Concile de Reims composé de quarante et un Evêques dont onze métropolitains. Des vingt cinq Canons ce Concile, voici le dernier : "On n'élira pour Evêque d'une ville qu'une personne qui soit du pays et l'élection se fera par le suffrage de tout le peuple et de l'agrément des co-provinciaux." Il fonda dans sa ville épiscopale un monastère de moniales dédié à la Mère de Dieu appelé Jussa-Moutier, c'est à-dire monastère d'en bas parce que situé au pied de la montagne qui domine Besançon. A leurs prières, il composa pour elles une règle que nous avons encore et toujours citée avec éloge. Il disait lui-même qu'il s'était emparé de St Benoît, de St Césaire et de St Colomban et qu'il y résumait comme la fleur de leurs pensées. Après avoir gouverné son Eglise environ trente deux ans, il rendit son âme à Dieu le 7 août vers 660.

  Ste impératrice Irène (+803)

mosaïque byzantine (Sainte-Sophie)

Ayant épousé Léon IV en 768, elle fut impératrice consort byzantine de l'empereur Léon IV de 775 à 780, régente pendant la minorité de leur fils Constantin VI de 780 à 790, co-dirigeante avec lui de 792 à 797, et enfin impératrice régnante et seule souveraine de l'Empire romain d'Orient de 797 à 802. Même si son mari était iconoclaste, elle nourrissait des sympathies iconophiles. Durant sa régence, en 787, elle convoqua le deuxième concile de Nicée qui condamna l'iconoclasme comme hérétique et mit fin à la première période iconoclaste (736–787). Les cinq dernières années de règne exclusif d'Irène furent sans précédent dans l'histoire romaine et byzantine. Sa personnalité publique à cette époque était polarisante, en raison des revers subis par l’Empire et de ses positions iconophiles. Le pape Léon III, qui cherchait à rompre ses liens avec l'Orient byzantin, utilisa le statut prétendument sans précédent d'Irène en tant que femme souveraine de l'Empire romain pour proclamer Charlemagne empereur des Romains le jour de Noël 800 sous prétexte qu'une femme ne pouvait pas gouverner seule, et que le trône romain était donc en réalité vacant. Une révolte en 802 renversa Irène et l'exila sur l'île de Lesbos, la supplantant sur le trône avec Nicéphore Ier. Irène mourut en exil moins d’un an plus tard.

  St Gaëtan de Thiene (+1547)

icône contemporaine

Contemporain de Martin Luther, il fut de ceux qui, au temps de la Réforme et bien avant le concile de Trente, travaillèrent à préserver l'Italie du protestantisme. Pendant treize ans, il fut secrétaire au Vatican sous le pape Jules II et le pape Léon X. Ce qu'il y vit n'était guère conforme à l'Evangile et sa piété le porta alors à imiter encore davantage Notre-Seigneur. A la mort de sa mère, il renonça à sa charge et passa les six années suivantes à donner aux pauvres son héritage à Vicence, Venise ou Vérone, visitant les taudis, balayant dans les hôpitaux, soignant les incurables. Il fonda avec son ami Jean-Pierre Carafa, le futur pape Paul IV, un institut de prêtres qui mèneraient, comme lui, une vie pauvre et austère, les Théatins. Ils s'engageaient à ne pas mendier pour eux, à soigner les malades, à répandre l'usage des sacrements parmi les laïcs et à ramener le clergé à ses devoirs. Il mourut à Naples, étendu sur un lit de cendres. Le mode de vie de son Institut inspira les grands réformateurs du XVIème siècle.

  Rabindranath Tagore (1861-1941)

Dernier enfant d'une famille brahmane de Calcutta, il grandit dans l'ombre d'un père savant et réformateur religieux. Il prit part à la formidable émulation intellectuelle et sociale que connut au dix neuvième siècle le Bengale, alors aux prises avec les influences modernistes d'essence occidentale. Eduqué dans les trois langues, sanscrit, bengali et anglais, il écrivit des poèmes très tôt, et traduisit lui-même en anglais certains de ses recueils. La publication de Gitanjali (L'Offrande Lyrique) en Europe et en Amérique du nord rendit Tagore célèbre, et il reçut le Prix Nobel de littérature en 1913. Sa soudaine renommée lui permit de faire de nombreux voyages sur les divers continents pour des conférences ou des visites d'amitiés au cours desquelles il prônait inlassablement la paix, la non-violence et l'unité entre les hommes. Ami de Gandhi, Tagore participa à sa façon à l'émergence de l'Inde comme nation. Il est l'auteur de nombreux poèmes et chansons patriotiques dont deux sont devenus les hymnes nationaux de l'Inde et du Bangladesh.

"Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Chacun possède un trésor. Sois conscient et généreux de ton trésor et, en même temps, reste ouvert, attentif à recevoir le trésor des autres, disposé à apprendre et à te remettre en question. Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres. Occupe joyeusement ta place : il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là. Pense que ta place que tu n'occupes pas pour ne pas déranger reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi ."

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