15 x 11 cm, 2015
« Il faut des hommes forts
qui soient doux ; des hommes humbles qui soient fiers ; des hommes
intelligents qui aient du coeur ». |
Grâce aux Chroniques
écrites par Joinville, ami très proche du Roi,
la mémoire populaire française garde de Louis IX
l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un
vieux chêne proche de son château à Vincennes.
Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son
sens de la justice, sa profonde piété et sa grande
charité envers les pauvres. A vingt ans, il épouse
Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle.
Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il
s'embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier. Une fois libéré
et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes
réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire.
Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise
son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse
de lumière et de vitraux destinée à recueillir
des reliques, surtout la Couronne d'épines qu'il a acquis
auprès de l'empereur latin de Constantinople. Il donne
à sa soeur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp
pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. Son
royaume connaît une période de plein développement
culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime
recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas
d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257).
Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale
Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.
Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les
ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre
la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner
en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte. Il n'ira
pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison
de lui le 25 août 1270.
"Cher fils,
s'il advient que tu deviennes roi, prends soin d'avoir des qualités
qui appartiennent aux rois, c'est à dire que, quoi qu'il
arrive, tu ne t'écartes pas de la justice. Et si il advient
qu'il y ait une querelle entre un pauvre et un riche, soutiens
de préférence le pauvre contre le riche jusqu'à
ce que tu saches la vérité, et, quant tu la connaîtras,
fait justice. Et s'il advient que tu aies querelle contre quelqu
un d'autre, soutiens la querelle de l'adversaire devant ton conseil,
et ne donne pas l'impression de trop aimer ta querelle jusqu'à
ce que tu connaisses la vérité, car les membres
de ton conseil pourraient craindre de parler contre toi, ce que
tu ne dois pas vouloir." |